ACTUALITÉS

 

Mardi 11 décembre 2018

L’audience prévue au tribunal administratif de Châlons-en-Champagne le 19 décembre a été reportée à « une date ultérieure », grâce aux avocats des parents de Vincent.

Ils demandent le renvoi de l’affaire devant une autre juridiction pour « suspicion légitime » d’impartialité.

C’est une nouvelle positive pour l’avenir de Vincent.

Lundi 26 novembre 2018

« Un tribunal condamnera-t-il à mort une personne en situation de handicap, totalement vulnérable, alors que les experts affirment qu’il n’y a pas d’obstination médicale déraisonnable ? » le professeur Xavier Ducrocq, neurologue et médecin conseil des parents de Vincent Lambert, décrypte dans Gènéthique les conclusions d’expertise sur l’état de santé de Vincent Lambert.

Samedi 24 novembre 2018

 

« Les experts affirment que nourrir Vincent Lambert ne constitue pas en soi, sur le plan médical, une obstination déraisonnable. Cette affirmation rejoint ce que nous défendons depuis avril 2013 et remet en cause tout le processus en cours. Les experts vont jusqu’à affirmer que Vincent Lambert peut être pris en charge dans un centre spécialisé, tels qu’il en existe partout en France, ce que nous demandons également depuis 2013. »

Le Pr Xavier Ducrocq, chef du service de neurologie du CHR de Metz-Thionville et conseil médical des parents et de deux frère et sœur de Vincent Lambert depuis 2013, analyse dans Valeurs actuelles les principales conclusions du rapport des experts qui a été largement déformé par la presse :

« Il y a comme une volonté d’assimiler la situation de cette personne très sévèrement handicapée, mais stable dans son handicap, à une situation de fin de vie. Alors que ce n’est pas du tout le cas. Que Vincent Lambert vive depuis 10 ans maintenant, en état de conscience altérée, suffit à démontrer qu’il n’est pas en fin de vie. Qu’il n’existe pas d’espoir réaliste d’amélioration, malgré des travaux de recherche permettant de progresser dans la connaissance de ces patients, ne suffit pas à parler de fin de vie. C’est le lot commun de toutes les situations de handicap : para et tétraplégie, autisme, infirmités motrices cérébrales, surdités, cécités… »»

 

Vendredi 23 novembre 2018

Réaction de Me Jérôme Triomphe, avocat des parents de Vincent Lambert, dans Le Figaro :

« Pour la première fois en six ans de procédure, des experts affirment que sa prise en charge ne relève pas de l’obstination déraisonnable : c’est bien cela qui constitue un basculement ! »

Interview de Maître Jean Paillot, avocat des parents de Vincent Lambert, dans l’Union :

« Nous sommes satisfaits qu’un certain nombre d’éléments que nous ne cessons d’évoquer depuis plusieurs années aient enfin été pris en compte. Nous ne cessions de dire que l’alimentation et l’hydratation entérales de Vincent Lambert ne relevaient pas d’une obstination déraisonnable ou d’un acharnement thérapeutique. Enfin trois experts le disent. Ils confirment également le fait que Vincent peut être transféré dans un établissement spécialisé, ce qui serait une solution de sagesse. Il peut même être dans sa famille avec un montage médical relativement léger. (…)
En fonction de la décision qu’il prendra, nous allons demander au tribunal le transfert de Vincent et un complément d’expertises. La prise en charge de Vincent n’est pas suffisante aujourd’hui. Il y a des choses, a minima, qui ne sont pas faites comme le sortir de son lit ou de sa chambre. Il faut que cela change. »


Jeudi 22 novembre 2018

Communiqué
Pour les experts, Vincent Lambert

n’est pas en situation d’obstination déraisonnable

Les experts nommés par le Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne reconnaissent que Vincent Lambert n’est pas en situation d’obstination déraisonnable. Ce rapport est un tournant. Ils évoquent également la possibilité d’un transfert vers un établissement spécialisé.

« Les experts considèrent que la réponse aux besoins fondamentaux primaires (alimentation, hydratation, émonctoires, prévention cutanée, hygiène de base) ne relève pas pour certains patients en état végétatif avéré, tel que Vincent LAMBERT, de l’acharnement thérapeutique ou d’une obstination déraisonnable » (p. 24 du rapport)

Cela corrobore l’avis de nombreux médecins qui s’étaient exprimés dans un grand quotidien (L’appel de 70 médecins : il est manifeste que Vincent Lambert n’est pas en fin de vie). Vincent ne présente pas les caractéristiques d’une personne qui souffre et qui est en fin de vie.

(…)

« La condition médicale de Monsieur LAMBERT n’est pas unique, ne pose pas de difficultés de prise en charge dans notre pays, n’appelle aucune mesure d’urgence. Il existe en France des structures pouvant l’accueillir jusqu’à sa disparition si le maintien au CHU de Reims s’avérait impossible pour des raisons autres que relevant de la simple technique médicale » (p. 24)

Le Comité de soutien, ses amis et sa famille constatent que la seule solution est de faire transférer Vincent dans l’un de ces établissements, ce qu’ils demandent depuis des années. C’est le seul moyen pour que Vincent reçoive des soins adaptés à son état.

 


ÉTAT VÉGÉTATIF CHRONIQUE, ÉTATS PAUCI-RELATIONNELS

Dans un contexte où la dignité humaine est bafouée, la vie de Vincent Lambert menacée, Emmanuel Hirsch, Professeur d’éthique médicale et président du Conseil pour l’éthique,  publie un important et précieux « livre blanc »,  regards croisés de familles et de professionnels  sur la vie au quotidien des EVC / EPR :

« Depuis quelques années, à travers des controverses bien discutables dans l’actualité judiciaire, nous avons appris à mieux comprendre les responsabilités et les défis auxquels les personnes dites en « état d’éveil sans conscience (ou minimale) » nous confrontent. La vérité insoupçonnée d’une vie hors de nos représentations et même de ce qui nous paraît a priori humainement concevable et acceptable a émergé aux confins des pratiques soignantes : ces personnes nous imposent une considération et une réflexion plus exigeante et fondée que la compassion.
À propos de leur accueil parmi nous, de leur accompagnement à domicile ou en établissement ainsi que des soins qui leur sont prodigués, Il n’est plus recevable aujourd’hui, comme l’ont fait deux parlementaires, d’affirmer de manière péremptoire et sans la moindre précaution que « ces personnes pourraient qualifier ces situations d’obstination déraisonnable si elles pouvaient s’exprimer ». Ces personnes lourdement handicapées mais également leurs proches et les soignants auprès d’elles pour un parcours de vie et de soin dont la signification mérite mieux que des disputations distanciées et une telle stigmatisation.
Aucune instance n’a autorité à « penser » comme s’il s’agissait d’une évidence, que, totalement dépendantes et entravées dans leurs facultés relationnelles, la persistance de leur vie relève d’une « obstination déraisonnable » qui justifierait le renoncement. Sans quoi il conviendrait de renoncer à réanimer toute personne dont on estimerait a priori qu’elle ne retrouverait pas son autonomie, et de s’interroger sur le statut et les droits des personnes en phase évoluée de maladies neurologiques évolutives à impact cognitif, comme la maladie d’Alzheimer… »

 


Ce que les experts soulignent dans leur rapport d’expertise médicale mais que les médias ignorent :  « La réponse aux besoins fondamentaux primaires (alimentation, hydratation) ne relève pas pour Vincent LAMBERT, de l’acharnement thérapeutique ou d’une obstination déraisonnable »

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Les experts évoquent la possibilité d’un transfert de Vincent Lambert dans une structure adaptée: « La condition médicale de Monsieur LAMBERT n’est pas unique, ne pose pas de difficultés de prise en charge dans notre pays. Il existe en France des structures pouvant l’accueillir »
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Rapport d’expertise médicale, la maman de Vincent Lambert réagit sur RTL : 

« Vincent n’est pas en obstination déraisonnable, les experts l’ont dit ! Il n’est pas en fin de vie, les experts l’ont dit ! On s’acharne depuis des années à vouloir le supprimer et ça je ne l’accepterai pas ! »
Ecouter


Suite à la publication de l’expertise sur Vincent Lambert, le Comité de soutien, ses amis et sa famille souhaitent désamorcer quelques contre-vérités, et rappeler de manière apaisée la situation :

 

1° Sur l’état de Vincent

Les experts ont écrit que les lésions de Vincent étaient irréversibles. Cela n’a jamais été contesté par personne.

En revanche, ils affirment qu’il serait dans un état d’éveil non répondant, c’est-à-dire sans manifestation de conscience.

La méthode d’évaluation par les  experts de l’état de conscience de Vincent est totalement contestée et les médecins de la filière EVC/EPR sont unanimes à la condamner. On ne peut pas diagnostiquer un état dit végétatif ou d’éveil non répondant sur un seul examen. C’est contraire à toutes les règles de l’art médical. Les experts se sont contenté de l’évaluer sur 1h30 alors que les évaluations comportementales doivent être faites à plusieurs reprises sur 3 semaines à 1 mois.

La mère de Vincent l’a filmé en mai 2018 montrant Vincent vocaliser et tourner les yeux et la tête vers elle qui l’appelle : pour les spécialistes, c’est une preuve de conscience même altérée.

Seule l’évaluation dans un service spécialisé par une équipe pluridisciplinaire et sur une durée d’un mois pourrait permettre de poser un diagnostic d’état d’éveil non répondant.

Mais, pour les spécialistes de la prise en charge des patients cérébro-lésés, l’essentiel n’est pas là dès lors qu’ils s’occupent de ces patients dans tous les cas.

Contrairement à ce que prétendent les journalistes dans leur dépêche du matin, ce n’est pas l’état décrit de Vincent par les experts qui pourraient faire basculer le procès. C’est leur affirmation réitérée qu’il n’est pas en situation d’obstination déraisonnable.

 

2° Pour les experts, Vincent n’est pas en situation d’« obstination déraisonnable »  ou d’ « acharnement thérapeutique » ?

Les experts nommés par le tribunal estiment, à juste titre, que les soins donnés à Vincent ne relèvent pas d’une situation d’ « obstination déraisonnable ».

Ils ont tenu à l’écrire dans leur rapport malgré les oppositions des partisans de la mort de Vincent.

Dans un livre Blanc sur les EVC et EPR, publié en novembre 2018, le professeur Martin Hirsch écrit : « Aucune instance n’a autorité à « penser » comme s’il s’agissait d’une évidence, que, totalement dépendantes et entravées dans leurs facultés relationnelles, la persistance de leur vie relève d’une obstination déraisonnable » (Etat végétatif chronique, états pauci-relationnels, regards croisés de familles et de professionnels sur la vie au quotidien dans les unités dédiées, préface, novembre 2018).

 

3° Pour les experts, dès lors que sa mort n’est pas provoquée, la seule solution réside dans le transfert de Vincent

Nous ne pouvons que constater avec eux que la seule solution est désormais de faire transférer Vincent et de lui permettre d’être enfin correctement pris en soins. Pour de nombreux médecins (cf. L’appel de 70 médecins en avril), Vincent ne présente pas les caractéristiques d’une personne qui souffre et qui est en fin de vie. C’est un homme qui ne peut mourir que si on provoque sa mort. L’alimentation, l’hydratation et l’hygiène de base ne sont pas des traitements mais des soins élémentaires. Soigner Vincent, c’est activer cette entraide bienveillante et solidaire qui est au fondement de la médecine.

 

***

 

 

Vendredi 28 septembre 2018

Viviane Lambert: « Vincent n’est pas un légume! » 

Dix ans après l’accident de son fils, Viviane Lambert oscille « entre l’espoir et la lassitude »

Comment va Vincent aujourd’hui ?

L’état de santé de Vincent est plutôt stationnaire. Je voudrais rappeler que Vincent n’a pas besoin de machines pour vivre et qu’il ne souffre pas, contrairement à ce que je lis parfois. S’il était dans un service spécialisé pour les patients comme lui, il pourrait recevoir des soins adaptés et son état de santé se serait déjà amélioré.

Dans quel état d’esprit êtes-vous, dix ans après son accident ?

J’oscille entre l’espoir et la lassitude. C’est long pour Vincent et pour nous tous. S’il était transféré dans un service adapté, tout irait mieux. Avec mon mari, nous louons un petit appartement à Reims pour pouvoir voir Vincent le plus souvent possible puisque notre maison est dans la Drôme. C’est une épreuve pour Vincent mais aussi pour toute la famille. Ceci dit, j’ai été heureuse d’entendre l’expert judiciaire dire le 8 septembre dernier que Vincent n’est pas dans une situation d’obstination déraisonnable. J’en ai en effet l’intime conviction.

Les épisodes judiciaires se sont succédé durant cette période (favorables ou défavorables pour vous), le tout sous une grosse pression médiatique… comment avez-vous appréhendé tout ça, sachant qu’évidement on n’est pas prêt à cela ?

Je crois effectivement que l’on n’est jamais préparé à cela et ce n’était évidemment pas mon cas. J’étais une grand-mère heureuse et un jour tout a basculé.
Ce qui m’importe aujourd’hui, c’est de défendre la vie de mon fils qui n’est pas en situation d’acharnement thérapeutique. Ce n’est pas un légume, comme j’ai pu l’entendre. Ces formules m’ont beaucoup blessé. Vincent est simplement nourri et hydraté par sonde. Dans son état de santé actuel, je ne vois aucune raison d’arrêter de lui donner à manger et à boire.

Qu’est ce qui vous a fait tenir ?

Je tiens grâce à l’espoir que j’ai du transfert de Vincent dans un service pour les personnes dans son état et aussi grâce aux nombreux soutiens familiaux et
amicaux qui nous sont témoignés.

Cette affaire a également déchiré votre famille, publiquement. Comment vit-on cela et gère-t-on cela ?

C’est un déchirement douloureux et nous souhaitons mon mari et moi-même que cette situation ne dure pas. C’est une grande épreuve pour des parents d’avoir un fils accidenté de la route et c’en est une deuxième de vivre ce déchirement familial. Mais je souhaite de tout cœur que nous nous retrouvions un jour autour de Vincent, car je reste persuadée que nous l’aimons tous et que cet amour pour lui permettra de nous retrouver.

Quels sont aujourd’hui vos espoirs pour Vincent ?

Nous espérons que les experts reconnaîtront que Vincent n’est pas en état d’acharnement thérapeutique et, comme je l’ai déjà dit, nous attendons un transfert de Vincent dans un établissement spécialisé où il pourrait faire des progrès.
Propos recueillis par Grégoire Amir-Tahmasseb pour l’Union

 

 

 

COMMUNIQUÉ, Paris, le lundi 16 juillet 2018.

 

Viviane Lambert rencontre deux conseillers
du Président Emmanuel Macron.

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Alors qu’a été ordonnée le mois dernier par le tribunal administratif une expertise judiciaire de Vincent Lambert, madame Viviane Lambert, sa mère, a été reçue cet après-midi par deux conseillers du Président Emmanuel Macron.

Le 12 avril 2018, Viviane Lambert avait adressé une première lettre au Président de la République, publiée dans Le Figaro sous le titre : « mon fils Vincent n’a pas mérité de mourir de faim ».

Le 20 avril, une tribune de 70 médecins et personnels de santé spécialisés rappelait que Vincent Lambert n’est pas en fin de vie et qu’il a droit à des soins adaptés à son état, dans un établissement capable de l’accueillir, comme il en existe de nombreux en France.

Le 7 juin, Viviane Lambert envoyait une deuxième lettre pour rencontrer le Président de la République. Celui-ci a accepté sa demande de rencontre et a délégué deux conseillers pour l’accueillir.

Cet entretien a eu pour objet de leur expliquer que Vincent ne bénéficie toujours pas de soins adaptés (indépendamment de la procédure et de l’expertise à venir), que les heures de visite de sa famille qui vient le voir quotidiennement sont toujours restreintes, qu’en cette période de chaleur, il n’a toujours pas le droit d’être sorti de sa chambre et de prendre l’air dans un fauteuil adapté à son état.  « Quand je quitte la chambre de mon fils, j’ai l’impression de quitter un prisonnier. » déplore Viviane Lambert.
Rappelons que les parents de Vincent réclament depuis 5 ans son transfert dans un service spécialisé ; plusieurs sont prêts à l’accueillir…


Communiqué, Paris, le 4 juillet 2018

Trois nouveaux experts viennent d’être nommés par le Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne pour évaluer l’évolution de l’état de santé de Vincent Lambert. Selon l’ordonnance du Tribunal Administratif, datée du 3 juillet, ils devront déposer leur rapport avant le 31 octobre 2018.

Le tribunal précise également que « les experts se prononceront notamment sur la capacité de déglutition de Vincent Lambert en indiquant si elle est susceptible de permettre, à terme, et éventuellement après une rééducation, une alimentation et une hydratation fonctionnelles. »

Nous continuerons à vous donner des nouvelles.


Communiqué, Paris, le 20 juin 2018

L’audience au Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne vient de se terminer.
La décision sera rendue dans quelques heures ou quelques jours.

Les amis de Vincent Lambert veulent que la vérité médicale sur Vincent soit établie, et demandent une nouvelle expertise ainsi que la nomination d’un nouveau collège d’experts.

Si cela n’était pas le cas, ce serait un véritable scandale. Le tribunal se contenterait d’une vérité pré-écrite sur l’état de santé de Vincent.

Les experts judiciaires qui se sont dessaisis avaient recommandé la nomination de spécialistes de patients en état pauci-relationnel, des experts éthiques ainsi que le transfert dans un établissement adapté.

Ces demandes sont celles du Comité de soutien.


Communiqué, 19 juin 2018

 

Demain, 20 juin, une audience sur les nouvelles modalités de l’expertise pour évaluer l’état de Vincent aura lieu au Tribunal Administratif de Châlons-en Champagne.

Le Président du Tribunal pourrait procéder à la nomination d’un second collège d’experts. Les recommandations des médecins-experts qui se sont désistés seront ou non prises en compte.

Il s’agit toutefois d’une étape importante pour Vincent, étape au cours de laquelle, il est essentiel de rappeler que plus 70 médecins ont signé une tribune, le 18 avril pour redire que Vincent n’était pas en fin de vie.

« Nous, médecins et professionnels spécialisés dans la prise en charge de personnes cérébro-lésées en état végétatif ou pauci-relationnel (EVC-EPR), tenons à exprimer, en notre âme et conscience, notre incompréhension et notre extrême inquiétude au sujet de la décision d’arrêt de nutrition et hydratation artificielles concernant M. Vincent Lambert. Un tissu d’incertitudes et d’hypothèses, ainsi que des jugements contradictoires concernant le niveau de conscience, les capacités de relation et de déglutition, le pronostic, fondent une sanction dramatique, incompréhensible. Certains d’entre nous ont une expérience de trente à quarante ans de soins et de réflexion autour de ces personnes… »

Sa survie dans les conditions et le contexte qui l’entourent – déchirement familial, procédures juridiques interminables, déchaînement médiatique, absence de projet de vie avec abandon de toute rééducation ou sortie ou mise au fauteuil, isolement sensoriel et relationnel dans sa chambre où il est enfermé à clé depuis quatre ans… – témoigne même, à nos yeux, de sa pulsion tenace de vie.

Vincent n’est pas en survie biologique. Le comité de soutien réitère sa demande de transfert de Vincent dans une unité spécialisée pour ces patients comme l’ont préconisé les médecins-experts.

 


 

Dans cette étape importante pour Vincent et en attendant la nouvelle décision du Tribunal Administratif, ses amis veulent rappeler la tribune signée par plus de 70 médecins experts pour les patients en état pauci-relationnel et s’opposant à la mise à mort programmée de Vincent.

L’appel de 70 médecins : «Il est manifeste que Vincent Lambert n’est pas en fin de vie»

 


Communiqué – 15 juin 2018

Désistement des experts nommés par le Tribunal  Administratif

Les trois experts nommés par le Tribunal Administratif pour réaliser un « tableau clinique » de Vincent Lambert se sont finalement déssaisis par lettre dont les motifs ont été transmis hier aux parties. Cette demande de déssaisissement a d’ores et déjà été acceptée par le Président du Tribunal.

L’absence de compétence de ces médecins s’agissant des personnes en état de conscience altérée avait mise en cause. Or les experts judiciaires suggèrent eux-mêmes au tribunal, dans leur lettre de dessaisissement, de nommer des médecins spécialistes EVC-EPR. Ils soulignent également la nécessité de faire des évaluations répétées dans le cadre d’une prise en charge spécialisée et en tout cas ailleurs que dans le service de soins palliatifs du docteur Sanchez (qui rappelons-le est gériatre). Ils reconnaissent ainsi que l’expertise envisagée en une journée et 2 heures d’examens n’était pas adaptée à l’état de santé de Vincent.

Mieux encore: les experts listent des personnalités aux « compétences irréprochables » qui pourraient être sollicitées, dont des spécialistes d’éthique médicale, soulignant par la même que le problème n’est pas que médical.

Ce sont ces modalités que les avocats et médecins conseils spécialisés des parents réclament depuis le début de la procédure judiciaire. C’est la seule manière de pouvoir faire la vérité sur l’état réel de Vincent.

En attendant la nomination du prochain collège de médecins, une nouvelle audience sur les modalités de l’expertise se tiendra la semaine prochaine au tribunal administratif de Châlons.

Nous vous tiendrons au courant.


14 juin 2018

Désistement des experts nommés par le Tribunal Administratif
Les trois experts nommés par le Tribunal Administratif pour réaliser un « tableau clinique » de Vincent Lambert se sont désistés par lettre aujourd’hui. Cette demande de désistement a été acceptée par le Président du Tribunal.


6 juin 2018
Viviane Lambert écrit une deuxième fois à Emmanuel Macron.

Paris, le 7 juin 2018

Monsieur Emmanuel Macron

Palais de l’Elysée

Monsieur le Président,

Ma lettre du 16 avril est restée sans réponse. Je vous demandais de me recevoir pour vous parler de mon fils, Vincent, en état pauci-relationnel à l’hôpital de Reims.

Aujourd’hui, monsieur le Président, je réitère ma demande car je suis inquiète.

L’expertise demandée par le Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne a été repoussée après le dépôt par nos avocats d’une requête en récusation.

Mon fils risque d’être condamné à mort alors qu’il ne fait pas l’objet d’une obstination déraisonnable et qu’il est simplement alimenté et hydraté par sonde.

Vincent est handicapé mais il est vivant. Il vit enfermé dans sa chambre d’hôpital sans soins adaptés à son état : il n’est jamais levé, il n’a pas de séances de kinésithérapie, il n’est pas rééduqué à la déglutition.

Alors que la loi agriculture, en débat à l’Assemblée Nationale, a été l’occasion de parler de la santé animale, du traitement des animaux dans les abattoirs et de l’interdiction des lapins en cage, je n’ai pu m’empêcher de penser à mon fils, moins protégé que certains animaux.

Près de 100 000 personnes ont aujourd’hui signé l’appel en faveur de Vincent sur le site du comité de soutien de ses amis. Elles me pressent de vous écrire une nouvelle fois pour  solliciter une rencontre avec vous.

Monsieur le Président, je vous  demande de me recevoir le plus rapidement possible, accompagnée des médecins spécialisés qui connaissent Vincent pour l’avoir vu et qui pourront vous expliquer son état de santé réel.

Viviane Lambert


6 juin 2018

Le jugement du Tribunal Administratif de Châlons en Champagne de ce jour refuse de récuser les experts. Cette décision ne dénote pas, de la part du tribunal, une volonté réelle de connaître l’état de santé véritable de Vincent Lambert, en maintenant des experts qui n’ont pourtant aucune compétence dans l’analyse comportementale des personnes en état de conscience altérée, qui ont manifesté leur volonté dexpédier leur expertise en une journée et 2h dexamens, et qui refusent d’entendre les meilleurs experts français en la matière.
Une telle expertise, réalisée sur ces bases, serait une mascarade.

Pourquoi maintenir ces experts ? Que cache le refus du tribunal ?

Les avocats des parents de Vincent sont en train de préparer des recours contre cette décision et les modalités de cette expertise.

 

 

30 mai 2018

Chers amis du Comité de soutien,

Suite au recours pour récuser les experts désignés par le Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne, le Tribunal a fixé une audience de plaidoiries en présence d’un  rapporteur public le jeudi 5 juin ce qui souligne l’importance des motifs de récusation invoqués puisque le Tribunal pouvait statuer sans débats.

Les avocats de la famille de Vincent Lambert, assistés de leurs médecins-conseils spécialisés, vont pouvoir mettre en évidence la méconnaissances, par les experts nommés, des patients en état de conscience altérée et les mauvaises conditions dans lesquelles l‘expertise a débuté qui laissaient craindre un mauvais rapport. En effet, l’objectif prioritaire des experts était de déposer leur rapport au plus vite, après avoir vu Vincent le 26 mai.

Les avocats demandent dont non seulement leur récusation mais également leur remplacement par des experts spécialisés et une expertise selon les règles de l’art médical s’agissant des patients en état de conscience altérée.

Dès que nous connaitrons la décision après cette audience du 5 juin, nous vous informerons le plus rapidement possible.


24 mai 2018

COMMUNIQUE DE PRESSE

Rebondissement dans l’affaire Vincent Lambert :

Les avocats des parents et de deux frères et sœurs de Vincent Lambert viennent de déposer une requête en récusation des trois experts nommés par le président du tribunal de Châlons-en-Champagne.

Outre que les experts nommés n’ont aucune expérience dans la prise en charge des patients dans la situation de Vincent, les avocats et médecins spécialistes qui les conseillent mettent en cause leur refus de respecter une véritable discussion contradictoire entre experts, spécialistes et membres de la famille. Ils mettent également en cause leur volonté de réaliser une expertise en une seule journée pour déposer leur rapport de manière précipitée.

Le non-respect des modalités adaptées aux patients comme M. Vincent Lambert, qui ne peut être évalué que sur plusieurs semaines, ne peut en aucun cas permettre d’évaluer son état réel. Il doit au préalable être pris en charge de manière spécialisée.

 


 

3 mai 2018

Le sort de Vincent Lambert suspendu à l’analyse de 3 médecins

 

Un collège de trois médecins experts, qualifiés en neurologie ou en médecine physique et de réadaptation, a été nommé mercredi pour déterminer d’ici un mois si « le tableau clinique » de Vincent Lambert a évolué depuis 2014. Le tribunal administratif de Châlons-en-Champagne a précisé :

« L’ordonnance portant sur la désignation du collège d’experts a été prise » et « les experts doivent déposer leur rapport d’ici un mois ».

La dernière expertise avait été réalisée en 2014 par le Conseil d’Etat. Ce rapport avait souligné les lésions cérébrales irréversibles de Vincent Lambert et la dégradation clinique de son état. Pourtant Vincent Lambert n’est pas en état végétatif mais handicapé, raison pour laquelle il doit être pris en charge dans un établissement spécialisé, ce que refuse le médecin.

Cette prochaine expertise sera suivie d’une nouvelle audience devant le tribunal administratif, qui décidera de confirmer ou d’annuler la décision du CHU.

En attendant, Vincent Lambert est toujours enfermé dans sa chambre. Il est privé de soins, de vrais soins médicaux conformes à son état.

 


 

30 avril 2018

Vincent est toujours enfermé dans sa chambre et nous ne pouvons l’oublier. La nomination d’experts qui vont regarder l’état de santé de Vincent et ses capacités réelles permet un répit mais nous devons rester vigilants.

Pendant ce temps, Vincent ne bénéficie toujours pas de soins adaptés. Les heures de visite de sa famille qui vient le voir quotidiennement sont toujours restreintes, ce qui prive Vincent de compagnie une longue partie de la journée.

Nous continuerons à vous donner des nouvelles très régulièrement sur ce site.

 


 

20 avril 2018

COMMUNIQUE DE PRESSE

 

Paris, 20 avril 2018

 

Une magnifique victoire pour Vincent Lambert !

Les amis de Vincent Lambert, réunis dans son comité de soutien sont rassurés par le jugement rendu par le Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne. Il ordonne une expertise préalable en tenant compte des spécificités des patients comme Vincent Lambert.

Le jugement signifie que les affirmations du Dr SANCHEZ n’ont pas suffi à convaincre le tribunal devant les avis totalement opposés de 24 spécialistes qui avaient écrit au Dr SANCHEZ pour contester la situation d’obstination déraisonnable et devant l’évidence des vidéos produites.

Vincent est en vie, son alimentation et son hydratation vont être poursuivies.

Les avocats des parents de Vincent Lambert  avaient déposé un recours en référé-liberté, procédure d’urgence devant le Tribunal Administratif pour contester la décision du CHU de Reims d’arrêter l’alimentation et l’hydratation de leur fils.

De nombreux éléments avaient été apportés au dossier pour prouver que Vincent ne faisait pas l’objet d’une « obstination déraisonnable ». Soixante-dix médecins spécialisés  avaient signé un appel pour affirmer que Vincent Lambert n’était pas en fin de vie et que les preuves de sa volonté de continuer à vivre étaient manifestes. Ils dénonçaient les conditions de vie imposées à Vincent Lambert et demandaient son transfert dans un établissement spécialisé. Les amis de Vincent se réjouissent qu’ils aient été entendus.

Ils rappellent que plusieurs établissements sont prêts à l’accueillir. Son transfert est, depuis la création du comité de soutien, leur principale revendication. Ils vont poursuivre leur mobilisation pour l’obtenir enfin.

 


Ce qu’il faut savoir sur la fin de vie pour comprendre le cas de conscience que pose Vincent Lambert. Tribune d’ Emmanuel Hirsch ( directeur de l’Espace éthique Ile-de-France, Professeur d’éthique médicale, Université Paris Sud/Saclay ) dans le Huffingtonpost

« M. Vincent Lambert aurait pu poursuivre son existence dans un cadre adapté, bénéficiant d’un environnement humain et d’un accompagnement compétents, comme tant d’autres blessés traumatisés crâniens (..)

Lire la tribune entier

 


18 avril 2018

L’appel de 70 médecins :
« Il est manifeste que Vincent Lambert n’est pas en fin de vie»

70 professionnels de santé de diverses spécialités publient une tribune dans Le Figaro pour dénoncer une «euthanasie qui ne dit pas son nom». Ils demandent que Vincent Lambert soit transféré dans une unité spécialisée.

« Nous, médecins et professionnels spécialisés dans la prise en charge de personnes cérébro-lésées en état végétatif ou pauci-relationnel (EVC-EPR), tenons à exprimer, en notre âme et conscience, notre incompréhension et notre extrême inquiétude au sujet de la décision d’arrêt de nutrition et hydratation artificielles concernant M. Vincent Lambert. Un tissu d’incertitudes et d’hypothèses, ainsi que des jugements contradictoires concernant le niveau de conscience, les capacités de relation et de déglutition, le pronostic, fondent une sanction dramatique, incompréhensible. Certains d’entre nous ont une expérience de trente à quarante ans de soins et de réflexion autour de ces personnes. La circulaire du 3 mai 2002, qui a marqué une étape essentielle pour l’organisation et la qualité de la prise en charge des personnes EVC-EPR, constitue une référence toujours d’actualité.

La plupart d’entre nous ne connaissent pas personnellement M. Vincent Lambert, sinon par ce qui est dit de lui dans les médias, de façon partisane, quant à l’application à son égard de la loi relative aux droits des patients et à la fin de vie.

Certains d’entre nous ont pu visionner une courte vidéo, de séquences tournées en juin 2015, permettant d’affirmer que M. Vincent Lambert est bien en état pauci-relationnel, à savoir qu’il n’est pas dans le coma, ne requiert aucune mesure de réanimation et qu’il a des capacités de déglutition et de vocalisation. […] »


17 avril 2018

Le pape François lance aujourd’hui un nouvel appel solennel en faveur du maintien en vie de Vincent Lambert :

   « Je voudrais attirer de nouveau l’attention sur Vincent Lambert et sur le petit Alfie Evans », a déclaré le pape à la fin de son audience hebdomadaire sur la place Saint-Pierre.

 

Info urgente

17 avril 2018
Le référé-liberté déposé par les avocats des parents de Vincent Lambert sera examiné ce jeudi 19 avril.
Audience à 9h30

 

Le Cardinal Barbarin tweete pour Vincent Lambert

 

 

 

Communiqué

Paris, le 16 avril 2018

Près de 90 000 personnes ont signé l’appel pour sauver Vincent Lambert.

Les  avocats des parents de Vincent Lambert déposeront demain un recours appelé « référé-liberté » auprès du Tribunal Administratif de Chalons en Champagne. Ce recours est suspensif et fait valoir des éléments médicaux laissés sciemment de côté par le docteur Sanchez du CHU de Reims. De nombreuses incohérences sont dénoncées par les avocats qui ne cessent de rappeler que Vincent ne fait pas l’objet d’une obstination déraisonnable.

Par ailleurs, dimanche, le Pape François, l’une des plus hautes autorités morales internationales, a attiré l’attention sur la situation de Vincent et a demandé que « chaque malade soit toujours respecté dans sa dignité et soigné d’une manière appropriée à son état de santé, avec l’appui de la famille, des médecins et des autres professionnels de santé, avec un grand respect pour la vie « .

Alors que s’ouvre une semaine cruciale pour sauver Vincent d’une mort certaine, ses amis, réunis dans son comité de soutien continuent leur mobilisation.

 

Le pape parle de Vincent Lambert

 

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Professeur Xavier Ducrocq : « Prendre une décision sans retour comme celle là est gravissime »

 

13 avril 2018
« Prendre une décision sans retour comme celle là est gravissime (…) Est-ce que le doute ne doit pas bénéficier à la vie ?  » Pour le Professeur Xavier Ducrocq, chef du service de neurologie du CHR de Metz-Thionville, la décision d’arrêt des traitements de Vincent Lambert est un « très mauvais signal » pour les personnes handicapées :

« J’aimerais rappeler que Vincent Lambert n’est pas dans le coma, il en est sorti depuis longtemps après son accident en 2008. Vincent Lambert n’est pas branché car il respire seul, normalement. Vincent Lambert vit, et s’il vit encore malgré toutes les turpitudes qu’il y a pu y avoir et notamment les 31 jours de privation de nutrition et une hydratation minimale, c’est qu’il a une pulsion de vivre (…) Cette décision est un très mauvais signal. Pour Vincent Lambert, pour les personnes gravement handicapées et les équipes qui s’occupent de ces patients, pour les proches (…) c’est grave parce qu’on entre dans un processus d’élimination des personnes handicapées. Démocratique. Et j’oserai prononcer le mot d’eugénisme. »

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L’appel de Viviane Lambert au président Emmanuel Macron

12 avril 2018

Dans une tribune publiée par Le Figaro, Viviane Lambert s’adresse au président de la République pour obtenir la grâce de son fils :


 

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10 avril 2018

 

Nous n’abandonnerons pas Vincent Lambert.

Nous refusons son euthanasie.

Nous vous tiendrons au courant des actions chaque jour.

 

 

9 avril 2018

 

Communiqué

 

Les amis de Vincent Lambert, réunis dans son comité de soutien, dénoncent une décision scandaleuse d’euthanasie prise par le docteur Sanchez du CHU de Reims consistant à suspendre son alimentation et son hydratation.

 

Des médecins, chefs de services et spécialistes de la prise en charge des patients en EVC /EPR (patients en état végétatif et pauci-relationnel) avaient pourtant montré à l’hôpital de Reims que la situation de Vincent Lambert est positive, qu’il respire de manière autonome, que son état général est stable et qu’il ne relève pas d’une obstination déraisonnable. Vincent Lambert n’est ni sans conscience ni sans relation. On ne peut donc absolument pas dire de sa vie qu’elle est simplement végétative. Ces médecins qui n’ont pas pu rester silencieux et ont défendu Vincent sont l’honneur de la médecine.

Prendre aujourd’hui la décision d’arrêter l’alimentation et l’hydratation de Vincent revient à le mettre à mort alors que plusieurs établissements sont prêts à le prendre en charge. Au delà de Vincent, cette grave décision aura des répercussions sur des centaines de patients dans le même état.

Vincent Lambert est handicapé, il n’est pas en fin de vie !
Partagez la réalité sur sa situation !!!

Vincent Lambert est vivant et il ne veut pas mourir nous explique un médecin, professeur de neurologie.

 

 

Le 7 avril 2018

Chers amis du Comité de soutien,

En début de semaine prochaine, à l’issue de la quatrième procédure collégiale engagée par le médecin de Vincent, au CHU de Reims, une décision médicale sera annoncée à sa famille.

Plusieurs médecins-conseil ont attesté que Vincent dispose de réelles capacités et est animé d’une force de vie.

Nous vous donnerons des nouvelles dès que possible.

 

Rien n’est perdu pour Vincent

Le 22 mars 2018

Chers amis du Comité de soutien,

Comme nous vous l’avions déjà expliqué, le docteur Vincent SANCHEZ chargé du dossier de Vincent a reçu les différentes parties dans le cadre de la quatrième procédure collégiale démarrée en septembre. Une réunion de concertation avec des médecins a eu lieu en janvier.

Le Dr Sanchez doit rendre prochainement sa décision sur l’éventuel arrêt de l’alimentation et de l’hydratation.

Cette période revêt donc une particulière importance.

 

Lire la suite…

 

Le transfert de Vincent dans un établissement spécialisé vient d’être refusé par la Cour de Cassation

20 décembre 2017

Chers amis du Comité de soutien,

Avant la « trêve des confiseurs » et compte tenu de l’actualité, nous devions vous donner des nouvelles de la situation de Vincent.

Vendredi 15 décembre, la Cour de Cassation a rendu un arrêt dans lequel elle dénie aux parents de Vincent la possibilité de demander son transfert vers un autre établissement de santé.
« Seul le tuteur (… donc Rachel LAMBERT) est recevable à saisir le juge des tutelles (…) d’une demande relative à une décision ayant pour effet de porter gravement atteinte à l’intégrité corporelle de la personne protégée ou à l’intimité de sa vie privée », a prétendu la Cour de cassation dans son arrêt, alors que le transfert était demandé pour mettre fin aux atteintes à son intégrité corporelle !

« Au regard de l’état de santé (du patient) son transfert dans un autre
établissement de soins constituait un acte grave (…) de sorte que seule la tutrice était recevable à présenter la requête », a précisé la Cour de Cassation dans son arrêt annulant par là-même un arrêt de la cour d’appel de Reims en mars 2017 déclarant que les parents pouvaient faire cette demande.

Pourtant, Vincent se trouve dans une situation de maltraitance par omission de soins. Compte tenu de cette situation, les avocats des époux Lambert pensaient que la Cour allait confirmer la recevabilité des parents pour demander le transfert de leur fils.

En ne la reconnaissant pas, elle cherche à faire taire ceux qui s’opposent à la mort de Vincent et qui réclament, sur la foi des attestations des meilleurs spécialistes, qu’ils soit enfin soigné conformément aux exigences médicales

Aujourd’hui chers amis, Vincent est bien vivant, il réagit, ses parents le visitent quotidiennement, il pourrait être rééduqué à la déglutition, s’asseoir dans un fauteuil, être stimulé et pourtant tout cela lui est refusé.

Vous connaissez le regard de Vincent. Il n’en a pas changé. Ce regard nous interroge ? Allons-nous l’abandonner ?

Comme nous vous l’avions dit dans notre précédent message, l’équipe médicale du CHU dirigée par le Dr Vincent Sanchez a reçu les différentes parties dans le cadre de la quatrième procédure collégiale démarrée en septembre. Une réunion de concertation avec des médecins doit se tenir le 17 janvier. Après, une décision sera prise par le médecin.

Ne nous démobilisons pas.
Restons auprès de Viviane et Pierre, Pour la vie de leur fils.

N’hésitez pas à diffuser les nouvelles de Vincent sur les réseaux.

 

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Vincent Lambert a encore besoin de vous !

Chers amis du Comité de soutien,

Vous êtes restés trop longtemps sans nouvelles. Il est temps aujourd’hui de vous tenir au courant.

Vincent est toujours dans la même situation, vivant mais sans soins adaptés à son état. Nous avons, en vain, poursuivi les actions pour le faire transférer dans un établissement où il pourrait réellement être pris en charge.

Par ailleurs, un nouveau rebondissement s’est produit le 22 septembre : le docteur Vincent Sanchez, nouveau médecin en charge de Vincent au CHU de Reims, a informé la famille qu’une nouvelle procédure collégiale allait être engagée sur la demande du demi-neveu de Vincent, François Lambert. Comme les trois précédentes, elle peut aboutir à l’arrêt de l’alimentation et de l’hydratation de Vincent.

Les avocats ont immédiatement écrit au médecin pour lui dire qu’il ne suffisait pas que François Lambert demande une collégiale pour qu’il soit tenu de l’engager. Cela nécessite au préalable une suspicion d’obstination déraisonnable, ce que François ne peut pas savoir puisqu’il a reconnu ne plus venir voir Vincent depuis des années. Les avocats ont également rappelé que le médecin ne pouvait engager aucune procédure collégiale tant qu’aucune décision n’avait été rendue sur le transfert demandé, instance actuellement pendante devant la Cour de cassation.

La perspective de cette nouvelle procédure intervient alors que des chercheurs de Lyon ont annoncé que l’état de conscience d’un homme plongé dans un état végétatif depuis des années avait pu être augmenté grâce à une technique de stimulation nerveuse. C’est une avancée majeure de la recherche neurologique. Celui dont on dit qu’il est aujourd’hui « inaméliorable » peut l’être demain.

L’année 2017 a été, au plan judiciaire, une année importante dans l’accompagnement de Vincent Lambert et de la partie de sa famille qui souhaite qu’il soit traité comme un être humain handicapé, de manière respectueuse de son état.

  • Sur le plan pénal : les avocats des parents de Vincent ont déposé plainte pénale pour maltraitances, tentative d’assassinat en avril-mai 2013, violation du secret médical, séquestration et atteinte à la liberté individuelle contre le CHU et les médecins successifs de Vincent ; et pour tentative d’escroquerie au jugement et fausse attestation contre Rachel, épouse de Vincent. Un juge d’instruction a été saisi. Le procureur de la République a prétendu que les parents de Vincent seraient irrecevables dans ces demandes car ils ne subiraient selon lui pas de préjudice personnel de la situation (bien qu’ils soient présents dans sa chambre tous les jours…). Le juge d’instruction a refusé d’informer et considéré qu’ils étaient irrecevables comme parties civiles. Appel a été formé contre ces décisions devant la Chambre de l’instruction de la cour d’appel de Reims.
  • Sur le plan civil : le juge des tutelles avait refusé, en 2016, de transférer Vincent et de mettre fin aux interdictions arbitraires de visite, et avait même considéré les parents de Vincent comme irrecevables à présenter ces demandes. La cour d’appel de Reims les a au contraire déclarés recevables mais a refusé le transfert, estimant ne pas être compétente pour statuer sur les défauts de soins invoqués et prouvés. La Cour de cassation a été saisie.
  • Sur le plan administratif : le Conseil d’État a, dans son arrêt du 19 juillet 2017, mis fin aux demandes de François Lambert, demi-neveu de Vincent et partisan acharné de l’euthanasie de son oncle, de mettre en application la décision d’arrêt d’alimentation et d’hydratation entérales prise en janvier 2014 et dit qu’une telle décision d’arrêt ne peut être prise qu’après une nouvelle procédure collégiale.

Aujourd’hui, le combat se poursuit pour obtenir que Vincent soit enfin placé dans un établissement spécialisé, où il pourra recevoir les soins les plus appropriés, dont il est encore privé.

Plusieurs autres démarches sont réalisées parallèlement aux actions judiciaires :

  1. Les parents de Vincent ont pris au mot madame la ministre Agnès Buzyn qui a affirmé publiquement qu’elle veut traiter le sujet « avec les personnes concernées ». Un rendez-vous avec la ministre va ainsi être demandé. Des éléments qui prouvent que Vincent Lambert est bien vivant et qu’il peut faire des progrès lui seront montrés.
  2. Des contacts sont en cours auprès d’associations européennes, afin de trouver d’autres établissements qui soient prêts à l’accueillir et qui puissent être proposés.

Plus que jamais, faites circuler l’Appel pour Vincent auprès de vos proches.

Ces prochains mois seront déterminants. Vincent peut encore être transféré, ou mourir de faim et de soif. C’est la dernière ligne droite !

 

Comité de soutien - Vincent Lambert

 

 

La vidéo qui a fait prendre conscience de la réalité sur Vincent Lambert : il est bien vivant ! Ici le 5 juin 2015, après la décision de la CEDH.