ACTUALITÉS

Vincent Lambert est mort ce matin, après neuf jours et neuf nuits d’agonie, privé d’alimentation et d’hydratation.
Pensées et prières pour lui et sa famille.
RIP
RDV ce mercredi 10 juillet à 20h devant Saint Sulpice pour une veillée pour Vincent Lambert.
Vincent est en train de mourir. La situation dans laquelle l’a mis le docteur Sanchez est désormais médicalement irréversible. Ces moments sont très douloureux pour tous.
L’heure est au recueillement, c’est pourquoi nous vous invitons à venir nombreux ce mercredi 10 juillet à 20h devant Saint Sulpice pour une veillée autour de Vincent et en union avec sa famille.
Jean Paillot et Jérôme Triomphe, avocats des parents de Vincent Lambert, prendront la parole.
Apportez des bougies.

– 8 juillet 2019 –

Communiqué des parents, frère et sœur de Vincent Lambert

Chers amis qui nous avez tant soutenus tout au long de ces 6 ans,

Cette fois, c’est terminé. Nos avocats ont multiplié ces derniers jours encore les recours et mené d’ultimes actions pour faire respecter le recours suspensif devant l’ONU qui bénéficiait à Vincent. En vain.
La mort de Vincent est désormais inéluctable. Elle lui a été imposée à lui comme à nous. Si nous ne l’acceptons pas, nous ne pouvons que nous résigner dans la douleur, l’incompréhension, mais aussi dans l’Espérance.
Nous voulions tous vous remercier de votre amitié, de votre amour, de votre soutien, de vos prières pendant toutes ces années. Il n’y a plus rien à faire sinon prier et accompagner notre cher Vincent, dans la dignité et le recueillement. Vous êtes avec nous tous par la pensée et la prière auprès de Vincent.

Nous demandons aux journalistes présents devant le CHU d’avoir la décence de respecter notre intimité familiale dans ces moments si douloureux.

Pierre, Viviane, David et Anne.


Communiqué des avocats des parents, frère et sœur de Vincent Lambert :

Toute la semaine passée, nous avons multiplié d’ultimes actions pour tenter de faire respecter le recours suspensif dont bénéficiait Vincent devant le Comité des Droits des Personnes Handicapées de l’ONU. En vain.

Nous n’avons plus aucun recours et c’est désormais trop tard. Vincent est en train de mourir. La situation dans laquelle l’a mis le docteur Sanchez est désormais médicalement irréversible. Ces moments sont très douloureux pour tous.

L’heure est au recueillement, avec l’ensemble de la famille, par respect pour Vincent et autour de Vincent.

Il n’y aura pas d’autres déclarations.

Jérôme Triomphe – Jean Paillot
Avocats des parents, frère et sœur de Vincent Lambert

 


Le docteur Sanchez a annoncé ce 2 juillet la reprise du processus d’euthanasie de Vincent Lambert !
Vincent Lambert n’est PAS branché, il respire seul.
Ils ne vont pas le débrancher, ils vont arrêter de l’alimenter et de l’hydrater.
Ils ne vont pas le laisser mourir, ils vont le faire mourir.
L’ONU a réagi à la nouvelle annonce d’arrêt de l’alimentation et de l’hydratation de Vincent Lambert !
Le Comité des droits des personnes handicapées (CDPH) a réitéré en urgence auprès de l’Etat Français sa demande de maintien de l’alimentation et de l’hydratation de Vincent LAMBERT à titre conservatoire.

 

– 3 juillet 2019 – Nouvelle intervention devant le Comité des droits de l’homme de l’ONU pour la défense de Vincent Lambert :

« Je vous en prie, ne permettez pas le rétablissement de l’euthanasie des personnes handicapées !
Rappelez en urgence à la France ses engagements internationaux. »
Intervention magnifique de Christophe FOLTZENLOGEL, de l’European Centre for Law and Justice, devant le Comité des droits de l’homme de l’ONU pour la défense de Vincent Lambert :

« Monsieur le Président,
Il y a deux jours, Madame Viviane LAMBERT a exposé devant vous la situation terrible de son fils, Vincent LAMBERT, un homme tétraplégique en état de conscience altérée que son médecin a décidé d’euthanasier en raison de son handicap alors que même les experts judiciaires nommés par la justice française ont écrit qu’il n’était pas en situation d’acharnement thérapeutique.
Or, le processus d’euthanasie a été déclenché hier. Vincent LAMBERT est à présent privé d’alimentation et d’hydratation pour provoquer sa mort.
Si rien n’est fait, il va mourir dans les prochains jours.
Ses parents ont pourtant saisi le Comité des droits des personnes handicapées de l’ONU, qui a demandé à la France à trois reprises, et hier encore, de maintenir l’alimentation et l’hydratation de Monsieur LAMBERT, le temps au moins de l’examen de cette requête.
Mais le Gouvernement français et le médecin refusent de respecter cette demande ! Ils s’apprêtent à faire mourir Vincent LAMBERT en violation flagrante de la Convention relative aux droits des personnes handicapées et de son protocole facultatif.
M. le Président, la situation est grave : la France est en train de rétablir l’euthanasie des personnes handicapées ! Et le gouvernement exploite la vie et la mort de Vincent LAMBERT dans ce but idéologique sinistre.
En 1948, c’est contre cette politique inhumaine que la Déclaration universelle des droits de l’homme a rappelé fermement que le droit à la vie et la dignité sont inhérents à la personne humaine, sans distinction de race, de santé ou de handicap !
Je vous en prie, ne permettez pas le rétablissement de l’euthanasie des personnes handicapées !
Rappelez en urgence à la France ses engagements internationaux. C’est tout le système de protection internationale des droits de l’homme qui est ici fragilisé par la France au détriment d’un homme dont la vie est menacée de manière imminente.
Si Vincent Lambert est tué, alors les portes de la mort seront grandes ouvertes pour toutes les personnes vulnérables et incapables d’exprimer leur volonté. »

– 3 juillet 2019 – Une lettre ouverte au docteur Sanchez du Docteur Béatrix Paillot

Cher collègue,

Vincent Lambert n’est pas en fin de vie.
C’est seulement un homme lourdement handicapé.
L’arrêt de l’alimentation et de l’hydratation est un moyen infaillible de provoquer la mort.
Laisser mourir n’est pas la même chose que faire mourir.
Arrêter délibérément l’alimentation et l’hydratation artificielles d’une personne handicapée qui n’est pas en fin de vie, c’est faire mourir.
C’est de l’euthanasie par omission.
Le Conseil de l’Europe déclare :
« L’euthanasie, dans le sens de l’usage de procédés par action ou par omission permettant de provoquer intentionnellement la mort d’une personne dépendante dans l’intérêt allégué de celle-ci, doit toujours être interdite. »
(Résolution 1859 du 25 janvier 2012)
Attention, vous posez un acte de mort dont vous ne mesurez pas la portée.
Vous jouez le jeu de l’Etat Français qui n’a inventé la loi Leonetti – Claeys que pour habilement résoudre les problèmes économiques du pays.
Plus les personnes handicapées meurent avant l’heure et plus on fait faire d’économie à la sécurité sociale et on résout les problèmes de retraite..
C’est un eugénisme d’Etat subtil…
En Angleterre, on a voulu faire passer un loi pour autoriser le suicide médicalement assisté des personnes parvenues dans la dernière année de leur vie au motif avoué que c’est dans la dernière année de leur vie que les personnes malades ou handicapée coûtent le plus cher à la sécurité sociale… Présentée ainsi la loi n’est pas passée.
Mais la loi Leonetti Claeys permet habilement cela sans le dire…
Tout l’art est de faire prendre la décision aux personnes handicapées en leur faisant croire que leurs vies sont devenues inutiles.
Et les médias se chargent de manipuler les consciences en disant que les personnes handicapées sont des poids pour la société.
C’est ainsi que l’Etat organise tout pour permettre ces interruptions de vie prématurées, et cela sans avoir l’air d’y toucher.
C’est totalement l’inverse de la culture et de l’éthique de l’accompagnement et des soins palliatifs qui dans ses fondements est au service de la vie humaine jusqu’à son achèvement naturel.
Et sans pleinement le réaliser encore, vous devenez un maillon de la chaine de cet eugénisme d’Etat.
Un jour vous le comprendrez et ce sera trop tard, je le crains…
Derrière Vincent Lambert, ce sont de nombreuses personnes handicapées, et notamment des vieillards qui vont connaitre le même sort.
C’est déjà commencé, mais cela va prendre des proportions qui risquent d’être terribles d’ici peu.
Vous êtes en train d’ouvrir la vanne d’un eugénisme d’Etat monumental qui relève de crimes contre l’humanité, parce que cet eugénisme est organisé par l’Etat dans des lois perverses et que les tribunaux se chargent ensuite de faire appliquer.
En y coopérant, les professionnels de santé se font totalement manipuler par l’Etat et les médias sans s’en rendre compte.
Le mouvement des soins palliatifs s’est complètement fait berner par monsieur Leonetti qui est un beau parleur, mais qui a surtout trouvé le moyen habile de faire faire des économies à l’Etat.
La vérité, c’est cela.
Accueillez-là tant qu’il est encore temps.
Excusez-moi de vous dire les choses aussi simplement, mais en conscience, si je ne vous disais rien, je risquerais d’être complice pas seulement d’un meurtre, mais de tous ceux qui vont suivre une fois que l’on aura mis fin à la vie de Vincent Lambert.

Bien cordialement,

Dr Béatrix Paillot
Gériatre – PH CHI Poissy St Germain en Laye.

– 2 juillet 2019 – Communiqué – L’ONU réagit ce 2 juillet 2019 à la nouvelle annonce d’arrêt de l’alimentation et de l’hydratation de Vincent Lambert.

L’ONU réagit ce 2 juillet 2019 à la nouvelle annonce d’arrêt de l’alimentation et de l’hydratation de Vincent Lambert.
Nous avons informé ce 2 juillet le CDPH de la nouvelle annonce du docteur Sanchez d’arrêter ce jour l’alimentation et l’hydratation de VIncent LAMBERT.
Le service des requêtes et des enquêtes du CDPH vient de réitérer en urgence auprès de l’Etat Français sa demande de maintien de l’alimentation et de l’hydratation de M. Vincent LAMBERT à titre conservatoire.
Il est rappelé le caractère obligatoire des mesures conservatoires afin de garantir l’effectivité du recours auprès du CDPH qui impose qu’il ne soit pas porté atteinte à la vie de Vincent Lambert.
Ce caractère obligatoire des mesures conservatoires du CDPH a été rappelé par le Défenseur des droits lui-même le 17 mai 2019.
Nous venons d’en informer le docteur SANCHEZ.
Nous continuons à agir par toutes voies de droit pour faire respecter ces mesures provisoires.
Il n’y aura pas d’autre commentaire en l’état.

Jérôme TRIOMPHE – Jean PAILLOT
Avocats des parents, frère et soeur de Vincent Lambert

– 2 juillet 2019 – ALERTE

Le docteur Sanchez vient d’annoncer la reprise de mort de Vincent Lambert !
Le processus d’euthanasie recommence dès aujourd’hui.

– 1er juillet 2019 – Appel de Viviane Lambert devant l’ensemble du Conseil des droits de l’homme de l’ONU :

« Je vous adresse aujourd’hui un appel au secours.

Sans votre intervention, mon fils, Vincent Lambert, sera euthanasié par un médecin, en raison de son handicap cérébral.

Il est en état de conscience minimale mais il n’est pas un légume ! Il dort la nuit, se réveille le jour, me regarde quand je lui parle. Il a seulement besoin de recevoir sa nourriture par une sonde. Et c’est d’elle que son médecin veut le priver pour le faire mourir alors que les experts judiciaires ont affirmé qu’il ne subit pas d’acharnement thérapeutique.

Le 19 mai dernier, veille de sa mort programmée, il a pleuré en nous voyant, nous en sommes encore bouleversés.

C’est pourquoi nous avons saisi le Comité des droits des personnes handicapées de l’ONU, car la Convention des droits des personnes handicapées interdit de priver une personne de nourriture et de boisson en raison de son handicap. Sinon, ce serait une discrimination.

A deux reprises, ce Comité a demandé à la France de ne pas faire mourir Vincent. Mais le gouvernement français refuse, il viole de façon éhontée ses obligations internationales.

Je vous supplie d’intervenir auprès de la France pour lui rappeler son obligation de respecter les mesures conservatoires prescrites par le Comité, et de ne pas faire mourir mon fils.

Au-delà de mon fils, c’est la vie des 1700 autres personnes qui partagent son état qui est menacée.

Je vous en prie, aidez-nous. »

– 1er juillet 2019 – ONU: Émouvant témoignage de Viviane Lambert pour son fils

« Je crie tout haut que Vincent, on veut l’assassiner. C’est le vrai mot (…) Je suis venue vous parler avec mon cœur de maman : Vincent n’est pas en fin de vie, Vincent n’est pas un légume »
Viviane Lambert est intervenue devant les délégations diplomatiques et la presse lors d’une conférence en marge de la 41e session du Conseil des droits de l’homme de l’ONU à Genève ce 1er juillet 2019.
Le secrétariat général du conseil des droits de l’homme de l’ONU était représenté à la conférence et a pris de nombreuses notes.
A l’initiative de l’ECLJ, cette conférence fut consacrée à la problématique juridique entourant la situation de M. Vincent Lambert, et plus particulièrement aux aspects internationaux de cette affaire.
Intervenants : Madame Viviane LAMBERT, ses avocats Maître Jean PAILLOT et Jérôme TRIOMPHE, le Professeur Xavier DUCROCQ, neurologue et médecin-conseil des parents de Monsieur Vincent LAMBERT, et Monsieur Grégor PUPPINCK, directeur de l’ECLJ.

28 juin 2019 – Communiqué

La Cour de cassation a cassé l’arrêt de la Cour d’appel de Paris, mais uniquement sur une question de compétence, sans se prononcer sur le caractère obligatoire des mesures provisoires prescrites par les comités onusiens. Ces mesures provisoires demeurent et elles s’imposent au docteur Sanchez. Elles consistent à maintenir l’alimentation et l’hydratation de Vincent Lambert.

Le docteur SANCHEZ doit donc maintenir les mesures provisoires et s’il ne le fait pas il prendra seul la responsabilité de la violation de mesures conservatoires qui bénéficient à son patient dont la situation ne présente aucune mesure d’urgence comme le rappelait avec force les trois experts judiciaires nommés par la juridiction administrative.
Chers amis, le combat pour la vie et le respect des droits de Vincent Lambert continue.

27 juin 2019 – Communiqué

Ce lundi 1er juillet 2019, Madame Viviane LAMBERT est invitée à intervenir au Palais des Nations à Genève devant l’ensemble du Conseil des droits de l’homme de l’ONU à l’occasion de sa 41ème session ordinaire qui vient de s’ouvrir. Elle y évoquera la situation de son fils Vincent LAMBERT et le refus du Gouvernement français de respecter les mesures conservatoires prescrites par le Comité des droits des personnes handicapées du Haut-Commissariat aux droits de l’homme de l’ONU.

Une conférence suivie d’échanges sera donnée le même jour au Palais des Nations à Genève devant les délégations diplomatiques et la presse par Madame Viviane LAMBERT, ses avocats Maître Jean PAILLOT et Jérôme TRIOMPHE, le Professeur Xavier DUCROCQ, neurologue et médecin-conseil des parents de Monsieur Vincent LAMBERT, et Monsieur Grégor PUPPINCK, directeur de l’ECLJ.

Conférence de presse

Demain, vendredi 28 juin à 17h30, les avocats des parents de Vincent Lambert feront un point presse devant le Palais de Justice de Paris (Place Louis Lépine).

17juin 2019 – Amélie, Camille, Jean-Pierre… Ces autres Vincent Lambert

Ils font partie des quelque 1500 cérébro-lésés en France, prisonniers d’un corps accidenté, d’un niveau de conscience parfois altéré mais sensibles aux soins et à l’amour de leur famille, dévouée à leur quotidien. Des jours qui, à domicile, n’ont rien de la nuit de la «fin de vie».

Une ancienne gloire du football, une étudiante à l’orée de sa vie, une mère de cinq enfants… Trois vies bouleversées. Trois destins qui font écho à celui de Vincent Lambert. Comment vivre avec ces «grands handicapés» à l’état de conscience altéré comme 1500 autres personnes cérébro-lésées en France? Des familles qui ont fait le choix de ramener leurs proches à la maison racontent au Figaro ces vies hors du commun.

Depuis 37 ans, Bernadette Adams veille sur son mari, Jean-Pierre, ancien international de football aux 22 sélections en Bleu. Diagnostiqué en état végétatif depuis 1982 à la suite d’une erreur d’anesthésie, Jean-Pierre ne souffre pourtant d’aucune pathologie. Sans aucune assistance respiratoire, cardiaque ou rénale, Jean-Pierre Adams respire, se nourrit quand on porte la nourriture en bouillie dans sa bouche, et digère. (..) En pleine saison des fraises, son épouse lui en a préparé un bol mixé: «Il aime ça et il me le fait bien comprendre», lâche Bernadette dans un sourire.

« Comme Vincent Lambert, j’ai été classée à tort en fin de vie et condamnée à la dénutrition. Aujourd’hui, je suis là pour dénoncer cette injustice, et dire que j’aime la vie.» témoigne Amélie.
«Son projet de vie, c’est de mourir». Ces mots crus du médecin-chef de réanimation, c’est peut-être, paradoxalement, ce qui a sauvé Amélie de Linage. Car lorsque son mari a entendu qu’elle «ne respirerait pas seule, et quand bien même elle y arriverait, ne se réveillerait jamais», Cédric de Linage a accepté de «se retrouver “au mieux” avec un légume», comme on lui avait prédit. «Vous n’avez pas à choisir pour elle!, s’était-il écrié face aux médecins. Moi non plus d’ailleurs. Laissez-lui juste une toute petite chance de vivre, quel que soit son état». À leurs cinq enfants, réunis solennellement au salon, il venait de promettre: «Il n’y aura pas d’acharnement thérapeutique, mais on ne tuera jamais maman.» (…)
Cédric, lui, attend toujours «un mot d’excuse de l’hôpital», ainsi qu’une réponse à la lettre qu’il a envoyée l’an dernier au président de la République: «Comment une même équipe médicale pourra-t-elle laisser une chance à un malade sans espoir apparent, quand l’euthanasie de tous les patients moins désespérés sera devenue monnaie courante? écrit-il. Sur la ligne de crête, il ne peut pas y avoir d’“en même temps”. La “liberté de choix de la mort” des uns emporte forcément avec elle dans l’abîme le choix de vie des autres».

Camille venait d’avoir 18 ans quand sa vie a basculé. Aujourd’hui, Camille a 34 ans. Paralysée, allongée ou en fauteuil, elle peut respirer seule mais est nourrie et hydratée artificiellement. À la sortie des services de rééducation, l’état de Camille a été qualifié de «pauci-relationnel». Grâce à cette prise en charge, elle a fait des progrès en compréhension fine, et son état d’éveil s’est amélioré. Autrement dit, elle communique : elle peut brandir son pouce pour dire «oui» et agiter son index pour dire «non». «Je ne peux pas l’imaginer dans une chambre, allongée à regarder le mur toute la journée», lâche sa mère, heurtée par l’image de Vincent Lambert sur son lit d’hôpital, en chemise de nuit. Camille, elle, est de toutes les sorties. Au musée, au café. À la piscine, une fois par semaine. En hiver, à la montagne, dans un grand chalet, entourée par tous ses cousins. Elle est sur toutes les photos de famille, au mariage de son frère, en 2018, ou à ceux des amies de son ancienne équipe de volley.
Est-ce assez pour supporter cette vie chancelante? Se sent-elle prisonnière de ce corps abîmé et contraint? Piégée dans d’insondables limbes? «Camille, tu en as marre?», l’interroge sa mère. La jeune femme agite l’index: c’est «non».

13 juin 2019 – L’Etat s’est pourvu en Cassation contre la décision de la Cour d’Appel de Paris et démontre ainsi son acharnement à faire mourir Vincent Lambert.

La Cour de Cassation doit se réunir le 24 juin et sa décision pourrait être rendue rapidement. Si elle casse le jugement de la Cour d’Appel, Vincent pourrait être à nouveau en grand danger si le docteur SANCHEZ décidait à nouveau de ne pas respecter les mesures provisoire de l’ONU.
Le 20 mai dernier, la Cour d’Appel de Paris avait exigé du Gouvernement français le respect des mesures provisoires décidées par le Comité des Droits des Personnes Handicapées de l’ONU (CDPH),le jour même où l’alimentation et l’hydratation de Vincent Lambert avait été arrêtés. La France avait décidé de ne pas se soumettre à ses obligations internationales et Vincent Sanchez, médecin du CHU de Reims, avait froidement décidé de faire mourir Vincent.
Depuis, l’alimentation et l’hydratation de Vincent Lambert ont été rétablies. Vincent est réveillé et bien vivant.
Ses parents et son frère David ainsi que sa sœur Anne continuent à demander le transfert de Vincent Lambert dans un établissement spécialisé.
Nous vous donnerons les informations en temps réel dans les prochaines semaines.
Vincent Lambert a plus que jamais besoin de ses amis, signez et faites signer la pétition pour « sauver Vincent, tout simplement »

21 mai 2019 – Jérôme Triomphe, avocat des parents de Vincent Lambert, invité des Grandes Gueules sur RMC

« Avocat c’est advocare, c’est porter la parole de celui qui ne peut plus parler ! Défendre la vie, il n’y a pas plus noble pour un avocat. La première fois que je me suis levé pour Vincent Lambert, j’ai eu le sentiment de me lever pour une personne qui était condamnée à mort ! Et lundi soir, je n’ai jamais été aussi fier et heureux d’être avocat »

21 mai 2019 – David, frère de Vincent Lambert, salue la décision de la Cour d’appel de Paris

« C’est pour nous un très grand soulagement. C’est une belle victoire. Les victoires sont belles quand les causes sont justes. »
David Philippon, frère de Vincent Lambert, était ce matin sur RTL pour saluer la décision de la Cour d’appel de Paris qui a ordonné le rétablissement de l’alimentation et de l’hydratation de Vincent, interrompus le matin-même par son médecin.
Désormais la famille souhaite que Vincent Lambert soit placé dans un établissement spécialisé. « Franchement, il ne peut plus rester dans cet établissement. Ils ont été complètement désavoués. Et il faut retrouver de la sérénité. Il faut que Vincent soit réellement pris en charge dans des établissements spécialisés »
Après l’annonce de la décision de la Cour d’appel de Paris, la « première pensée » de David Philippon a été pour Rachel, l’épouse de Vincent Lambert, favorable à l’arrêt des soins. « Je me suis dit ‘comment elle peut réagir à cette situation' », a-t-il confié, avant de lui adresser ce message : « Rachel, tous ensemble, on peut accompagner Vincent. Il faut que nous ayons tous un projet de vie pour Vincent et l’entourer et prendre soin de lui. Et puis nous sommes là. Si ce n’est pas possible pour toi, nous nous sommes là. Nous l’entourerons et nous t’aiderons comme tu le veux. »

L’intervention complète de David, frère de Vincent Lambert, en replay sur le site de RTL

20 mai 2019 – Vincent, sauvé par le Cour d’appel de Paris !

« La France doit respecter la décision du comité des droits des personnes handicapées de l’ONU ! L’alimentation et l’hydratation de Vincent vont être rétablies sans délai ! C’est une immense VICTOIRE » Jean Paillot, avocat des parents de Vincent Lambert

20 mai 2019 – Marche blanche pour Vincent

Marche blanche du ministère de la santé jusqu’à l’Elysée pour demander la grâce présidentielle pour Vincent Lambert.
RDV à 19h30 au 14 Avenue Duquesne, 75007 Paris.
PARTAGEZ et venez nombreux !

Voici Vincent Lambert, voici l’homme qu’ils sont en train de mettre à mort au CHU de Reims.
Vincent est vivant et handicapé. Hier, devant ses parents, il a pleuré.

20 mai 2019 – COMMUNIQUE

Sans prévenir ses parents, son frère David et sa sœur Anne, les médecins du CHU ont sédaté Vincent ce matin. Ils n’ont pas pu lui dire aurevoir alors même qu’hier Vincent pleurait parce qu’il avait compris qu’il ne les reverrait plus.
La France met aujourd’hui en œuvre l’euthanasie d’un handicapé vivant. C’est un basculement de civilisation.

19 mai 2019 – COMMUNIQUE

COMMUNIQUE

Malgré le rappel par le défenseur des droits du caractère obligatoire des mesures provisoires réclamées par l’ONU le 2 mai 2019, malgré le rejet par l’ONU de la position de la France et la réitération des demandes provisoires le 17 mai 2019, malgré le rappel par les experts judiciaires d’absence médicale d’obstination déraisonnable, malgré le rappel par les experts judiciaires que la situation médicale de Vincent LAMBERT « n’appelle aucune mesure d’urgence », le docteur SANCHEZ n’a toujours pas annoncé à la famille la suspension de sa décision d’arrêter l’alimentation et l’hydratation de Vincent LAMBERT.

De nouveaux recours seront donc déposés dès lundi pour faire respecter les mesures provisoires réclamées à deux reprises par l’ONU et dont le défenseur des droits a rappelé le caractère obligatoire.

Les parents de Vincent LAMBERT saisissent également les autorités et tribunaux compétents d’une plainte disciplinaire aux fins de radiation du docteur SANCHEZ ainsi que de poursuites pénales à son encontre.

18 mai 2019 – Lettre ouverte au Président de la République

Lettre ouverte au Président de la République des avocats des parents de Vincent Lambert :

Monsieur le Président de la République,

Nous vous écrivons la présente lettre ouverte en tant qu’avocats des parents, frère et sœur de Vincent LAMBERT qui défendent sa vie et son droit aux soins depuis six années.

À la suite de la décision du Conseil d’État du 24 avril 2019 validant la décision du médecin du CHU de REIMS d’arrêter l’alimentation et l’hydratation de M. Vincent LAMBERT, nous avons saisi le même jour le Comité international des droits des personnes handicapées
(CDPH) relevant du Haut-Commissariat aux droits de l’homme de l’ONU.

Ce dernier a enregistré notre recours et demandé le 3 mai 2019 à la France, conformément à l’article 4 du protocole additionnel à la convention internationale des droits des personnes handicapées, tous deux ratifiés par notre pays le 18 février 2010, de prendre toutes mesures provisoires pour que soient maintenues l’alimentation et l’hydratation de M. Vincent LAMBERT.

Or, le ministère des Affaires Étrangères a notifié à l’ONU le 7 mai dernier que la France ne respecterait pas ces mesures provisoires et leur déniait toute valeur obligatoire.

Cependant, ce vendredi 17 mai 2019, le Défenseur des Droits vient de rappeler que les mesures provisoires du CDPH de l’ONU, dont il est chargé de veiller à la bonne application par la France, constituent une obligation et s’imposent donc au gouvernement français, qui doit les faire respecter, conformément à ses engagements internationaux.

Ce même vendredi 17 mai 2019, le CDPH vient de rappeler solennellement à la France ses obligations résultant de l’article 4 du protocole qu’elle a ratifié et de l’article 64 du règlement du CDPH et lui demande à nouveau de respecter les mesures provisoires qu’il a réclamées le 3 mai dernier. Cette nouvelle réclamation constitue un rejet de la position exprimée par la France dans son mémoire du 7 mai 2019.

Or l’Agence France Presse nous apprenait hier soir que, selon une source gouvernementale, la France maintiendrait son refus insensé.

Si la France maintient son refus de respecter les mesures provisoires réclamées par deux fois par le CDPH, sans même respecter la procédure de contestation de ces mesures provisoires (article 64 du règlement du CDPH), Vincent LAMBERT mourra. Mais il est certain que la France sera sévèrement condamnée à l’issue de l’examen de notre recours et sera désignée à la communauté internationale comme ayant violé le droit de recours individuel et les droits de l’homme qui l’obligeaient.

Monsieur le Président, au moment même où la France prend la présidence du Conseil de l’Europe pour les six prochains mois, quel signal désastreux notre pays est-il en train de lancer, à la fois aux personnes handicapées et à la communauté internationale ?

Quelle est cette urgence à ce que Vincent LAMBERT meure, au prix d’un manquement de la France à ses engagements internationaux, alors que les experts judiciaires ont eux-mêmes écrit en novembre 2018 que son alimentation et hydratation ne constituaient pas un traitement relevant de l’obstination déraisonnable. Quelle est donc cette urgence ?

Quel est le signal que la France veut adresser aux milliers de personnes handicapées cognitives, aux personnes frappées de démence ou de la maladie d’Alzheimer et à toutes leurs familles ? Nous le savons et nous attirons avec gravité votre attention sur ce point : ces dernières vivent dans l’angoisse de ce qui est train d’arriver à Vincent et de ce qui risque d’arriver désormais aux leurs.

Comment comprendre que tout un appareil d’État se mobilise contre la vie d’un homme enfermé à clé dans la chambre d’un service hospitalier qui s’apparente depuis plus de cinq ans à un sinistre couloir de la mort ?

Les médias attendront devant sa chambre de pouvoir annoncer une mort qui apparaîtra aux yeux de la postérité comme un crime d’État commis au prix d’un coup de force contre l’État de droit.

Quelle que soit la position de chacun sur la situation de Vincent LAMBERT, personne n’a jamais compris qu’il ne puisse être pris en charge par une de ces unités spécialisées créées depuis 2002, qui réalisent un travail merveilleux de compétence et d’humanité dans l’accompagnement des patients et de leurs familles, plusieurs étant prêtes à l’accueillir.

Votre décision de faire respecter les mesures provisoires au profit de Vincent LAMBERT et d’éviter ainsi une violation caractérisée de la Convention ne remettrait pas en cause les décisions internes qui ont déjà été rendues. Elle viserait seulement à permettre le respect de ces mesures provisoires réclamées à nouveau ce 17 mai par le CDPH et à renforcer la légitimité de la France à présider le Conseil de l’Europe à partir de ce vendredi.

Monsieur le Président, Vincent LAMBERT mourra privé d’hydratation dans la semaine du 20 mai si vous ne faites rien et vous êtes le dernier et le seul à pouvoir intervenir.

Au temps maudit de la peine de mort, il était d’usage que le Président de la République reçoive les avocats pour leur permettre une ultime plaidoirie. Nous ne vous demandons cependant pas la grâce pour un condamné à mort. Nous venons vous demander de faire respecter par le ministre de la Santé les obligations de la France au profit d’un homme handicapé.

Aujourd’hui vous disposez en pratique du droit de vie et de mort sur Vincent LAMBERT.

Quel exemple magnifique donneriez-vous à la France, à l’Europe et au monde entier : celui du Président arbitre, au-dessus des mêlées, d’abord attentif à protéger dans l’urgence les plus vulnérables, et garant de la parole internationale de la France.

Nous vous prions d’agréer, Monsieur le Président de la République, l’expression de notre très haute considération.

Maître Jean PAILLOT
Maître Jérôme TRIOMPHE

17 mai 2019 – COMMUNIQUÉ des avocats des parents de Vincent Lambert : 

Ce vendredi 17 mai 2019, le défenseur des droits vient de rappeler que les mesures provisoires du CIDPH de l’ONU, dont il est chargé de veiller à la bonne application, s’imposent au gouvernement français conformément à ses engagements.
Ce même vendredi 17 mai 2019, le CIDPH vient de rappeler solennellement à la France ses obligations résultant de l’article 4 du protocole qu’elle a ratifié et de l’article 64 du règlement de la CIDPH et lui demande à nouveau de respecter les mesures provisoires demandées le 3 mai.

Le neurologue Xavier Ducrocq rétablit la vérité médicale sur le cas Vincent Lambert  

« C’est parce que handicapé, et uniquement parce que handicapé, que Vincent Lambert va mourir. »
Chef du service de neurologie du CHR de Metz-Thionville, le professeur Xavier Ducrocq rétablit la vérité médicale sur le cas Vincent Lambert dans Valeurs actuelles : l’homme que l’on s’apprête à euthanasier n’est pas en fin de vie ou en situation d’obstination déraisonnable. “Arrêter ses traitements”, c’est simplement le laisser mourir de faim

Lire la tribune en entier : https://www.valeursactuelles.com/societe/le-neurologue-xavier-ducrocq-retablit-la-verite-medicale-sur-le-cas-vincent-lambert-106995

L’affaire Vincent Lambert inquiète les familles de cérébrolésés

Les débats autour du sort de Vincent Lambert sont suivis de très près par les proches des 1 500 personnes qui vivent, en France, dans un état de conscience altérée.
« Chez moi, ça provoque de l’incompréhension et de la stupeur. » explique à propos de la mort programmée de Vincent Lambert Marianne, maman de Thaïs, dans un état de conscience minimale depuis un accident de voiture il y a six ans et demi.
Ses mots sont proches de ceux employés par Philippe, père d’un jeune homme lui aussi victime d’un accident de la circulation il y a 16 ans : « J’avoue que lorsque j’ai pris conscience, fin 2013, qu’il était question de mettre fin à l’hydratation et à l’alimentation d’un jeune homme en état végétatif chronique, je suis tombé de l’armoire !, se souvient-il. Je me suis rendu compte que demain, je pourrais être pris à partie par un médecin qui me dirait : “Ce que vous faites de votre fils, c’est de l’obstination déraisonnable”. Aujourd’hui, il mange par la bouche, mais il est tout à fait possible que demain, s’il est affaibli, il soit lui aussi nourri grâce à une sonde, comme Vincent Lambert. Comme lui, il n’a pas de code de communication fiable et reproductible. Il exprime ses émotions mais ne parle pas. »

Lire l’article en entier dans La Croix : https://www.la-croix.com/Sciences-et-ethique/Ethique/Laffaire-Lambert-inquiete-familles-cerebroleses-2019-05-16-1201022359?fbclid=IwAR2DUeArqYKIpFhne60bHEJYwFSv107XQVrfjFciR9szYxUSrb4820bMjfo

16 mai 2019 – Message des parents de Vincent Lambert: 

Les parents de Vincent demandent que ce soutien devant l’hôpital se passe pacifiquement dans le calme et le respect pour le plus grand bien de Vincent.
Nous en profitons pour vous remercier tous chaleureusement.
Les parents de Vincent

14 mai 2019 – Viviane Lambert sera devant l’hôpital de Reims ce dimanche 19 mai pour supplier de laisser en vie son fils. 

Message reçu de Viviane Lambert :

« Chers amis,

Dans ces moments dramatiques, je suis très touchée par tous vos messages de soutien pour mon fils Vincent.

Vous êtes nombreux à me demander « Qu’est-ce qu’on peut faire » ?

Ce dimanche 19 mai , je serai dès 15h devant l’hôpital de Reims, pour les supplier de continuer à hydrater et nourrir Vincent. En France, en 2019, personne ne devrait mourir de faim et de soif. Si vous le souhaitez, vous pouvez m’accompagner.

CHU de Reims – Hôpital Sébastopol
48 Rue de Sébastopol

Il faut garder espoir jusqu’au bout et expliquer à tout le monde que Vincent n’est pas en fin vie, il est handicapé ! Rien n’est perdu, le comité des personnes handicapées de l’ONU a demandé à la France de continuer à hydrater et alimenter Vincent. Il faut que la France respecte la convention qu’elle a signée, elle doit le faire pour Vincent mais aussi pour tous les autres handicapés.

Encore merci à tous, du fond de mon cœur de maman.

Viviane Lambert, maman de Vincent Lambert. »

13 mai 2019 – OFFICIEL Les avocats des parents de Vincent Lambert annoncent avoir saisi le défenseur des droits 

Les avocats des parents de Vincent Lambert annoncent avoir saisi le défenseur des droits après l’annonce à la famille de l’interruption des soins à partir du 20 mai.
Les avocats Me Jean Paillot et Me Jérôme Triomphe attendent qu’il intervienne pour faire appliquer les mesures provisoires demandées par le Comité international des droits des personnes handicapées de l’ONU (CIDPH), enjoignant la France de suspendre toute décision d’arrêt des soins de Vincent Lambert avant une instruction sur le fond.

13 mai 2019 – Mgr Eric de Moulins Beaufort, archevêque de Reims et président de la Conférence des évêques de France, s’exprime sur l’affaire Vincent Lambert :

« C’est l’honneur d’une société humaine que de ne pas laisser un de ses membres mourir de faim ou de soif et même de tout faire pour maintenir jusqu’au bout la prise en charge adaptée. » Mgr Eric de Moulins Beaufort, archevêque de Reims et président de le Conférence des évêques de France, sur l’affaire Vincent Lambert :

« Les spécialistes semblaient s’accorder cependant sur le fait que M. Vincent Lambert, si dépendant soit-il depuis son accident, n’est pas en fin de vie. Tout en saluant l’engagement des équipes du CHU de Reims, on peut s’étonner que M. Lambert n’ait pas été transféré dans une unité spécialisée dans l’accompagnement des patients en état végétatif ou pauci-relationnel.

Mais c’est l’honneur d’une société humaine que de ne pas laisser un de ses membres mourir de faim ou de soif et même de tout faire pour maintenir jusqu’au bout la prise en charge adaptée. Se permettre d’y renoncer parce qu’une telle prise en charge a un coût et parce qu’on jugerait inutile de laisser vivre la personne humaine concernée serait ruiner l’effort de notre civilisation. La grandeur de l’humanité consiste à considérer comme inaliénable et inviolable la dignité de ses membres, surtout des plus fragiles. »

11 mai 2019 – Communiqué du comité de soutien à Vincent Lambert  

Après l’annonce par le docteur Sanchez du CHU de Reims d’arrêter l’alimentation et l’hydratation de Vincent le 20 mai, ses amis rappellent qu’il n’est pas en fin de vie ni en situation d’acharnement thérapeutique. Arrêter son alimentation et son hydratation, c’est le mettre à mort.

C’est une décision prise par le docteur Sanchez, couvert par le Gouvernement français qui décide sciemment de violer ses obligations internationales. Le Comité des Droits des Personnes Handicapées de l’ONU avait demandé à la France de laisser vivre Vincent. Aujourd’hui, la France décide arbitrairement de l’euthanasier. C’est inacceptable.

11 mai 2019 – Communiqué des avocats des parents de Vincent Lambert  

Le docteur SANCHEZ du CHU de REIMS vient d’annoncer ce 10 mai 2019 à la famille de Vincent LAMBERT qu’il mettrait sa décision du 9 avril 2018 à exécution la semaine du 20 mai 2019, sans autre précision.

Dès cette annonce du docteur SANCHEZ, la famille a découvert la mise en place par le CHU de REIMS d’un plan vigipirate contre on ne sait quels terroristes.

Si cette décision était exécutée, Vincent LAMBERT mourrait en quelques jours, entouré probablement de forces de l’ordre en nombre, et le docteur SANCHEZ pourrait remettre à Viviane LAMBERT un fils mort pour la fête des mères le 26 mai prochain.

C’est au mépris des mesures provisoires ordonnées par l’ONU le 3 mai 2019 au profit de Vincent LAMBERT, handicapé, vulnérable et sans défense, que le docteur SANCHEZ a décidé qu’il mourrait dans le couloir de la mort dans lequel il est enfermé à clés depuis des années.

Les experts judiciaires désignés ont pourtant clairement affirmé que Vincent LAMBERT n’était pas en situation d’obstination déraisonnable. Il s’agit en fait de l’euthanasie d’une personne handicapée pour la seule raison qu’elle est handicapée.

Il n’y a aucune urgence médicale à arrêter l’alimentation et l’hydratation de Vincent LAMBERT et rien ne justifie une violation aussi éhontée du droit international et des mesures provisoires réclamées par l’ONU.

Comment la France peut-elle prétendre prendre la présidence du Conseil de l’Europe le 24 mai prochain quand elle viole aussi délibérément les traités qu’elle ratifie, qui plus est à la veille des élections européennes ? Quel message pour les Français et pour la communauté internationale !

Nous en appelons dès à présent au défenseur des droits, qui a été chargé par la France de veiller à l’application stricte de la Convention internationale des droits des personnes handicapées.

Nous en appelons également au Président de la République qui est le garant de la parole donnée de la France pour que notre pays ne se déshonore pas.

Nous saisissons la justice pour que soit respecté le droit international au profit de Vincent LAMBERT.

5 mai 2019 – Communiqué des médecins conseils des parents de Vincent Lambert  

Nous, médecins conseils des parents de M. Vincent Lambert, disposant d’une longue expérience des personnes en état chronique de conscience altérée, tenons à réagir aux propos de ce jour de Madame le Ministre de la santé Agnès Buzyn, commentant la saisine du Comité international des droits des personnes handicapées (CIDPH) de l’ONU par les parents de M. Vincent Lambert.

Madame le ministre déclare que « Les parents de Vincent Lambert se sont retournés vers ce comité qui s’occupe des personnes handicapées, et non des personnes en état végétatif comme Vincent Lambert ».

Nous tenons à rappeler la définition du handicap : « toute limitation d’activité ou restriction de participation à la vie en société subie dans son environnement par une personne en raison d’une altération substantielle, durable ou définitive d’une ou plusieurs fonctions physiques, sensorielles, mentales, cognitives ou psychiques, d’un polyhandicap ou d’un trouble de santé invalidant. » Article L114 du Code de l’action sociale et des familles.

Les patients en état de conscience altérée ont des séquelles motrices et intellectuelles secondaires à des lésions cérébrales acquises lors d’un accident ou d’un AVC. Leur état peut rester stable, sans intervention médicale lourde, pendant de nombreuses années.
Ils sont donc bien handicapés au sens médical et juridique.
Ils ne sont ni mourants ni en fin de vie pendant toutes ces années.
Leur décès survient habituellement à l’occasion d’une complication aiguë qui peut alors faire l’objet de limitations thérapeutiques conformément à la loi Léonetti-Claeys.

Nous sommes d’autant plus étonnés des propos de notre Ministre que :
– les conditions de la prise en charge des personnes en état végétatif et paucirelationnel sont définies par une circulaire du ministère de la santé, en date du 3 mai 2002, toujours d’actualité. On compte environ 150 unités dédiées « EVC-EPR », adaptées aux singularités de leurs handicaps, généralement adossées à un service de Médecine Physique et de Réadaptation (spécialité prenant en charge les personnes handicapées), parfois un autre service de SSR. En savoir plus

– le Ministère des Solidarités et de la Santé a accueilli le 3 octobre 2018 un colloque sur « la vie au quotidien des personnes EVC ou EPR dans les unités dédiées » avec présentation du rapport scientifique de l’université de Rouen et d’un Livre Blanc sur la prise en charge de ces patients en les présentant comme des personnes handicapées et relevant de la prise en charge du handicap dans notre pays. En savoir plus

Nous affirmons que, comme les 1.700 autres patients français dans cette situation de handicap sévère, Monsieur Vincent LAMBERT « a droit à la solidarité de l’ensemble de la collectivité nationale, qui lui garantit, en vertu de cette obligation, l’accès aux droits fondamentaux reconnus à tous les citoyens… » Article L114-1 du Code de l’action sociale et des familles.

Le droit à la vie, d’une façon digne, adaptée et respectueuse de sa situation, en est un.

Professeur Xavier DUCROCQ
Neurologue, chef de service de neurologie

Docteur Bernard JEANBLANC
Chef de service d’une unité de patients en état de conscience altérée

Docteur Catherine KIEFER
Médecin de Médecine Physique et de Réadaptation
Chef de service d’une unité de patients en état de conscience altérée

Docteur Edwige RICHER
Neurologue et Médecin de Médecine Physique et de Réadaptation
Ancien chef de service d’une unité de patients en état de conscience altérée
Formatrice

Professeur Hervé VESPIGNANI
Neurologue, ancien chef de service de neurologie

5 mai 2019, EN REACTION AUX PROPOS DE MME BUZYN

Les avocats des parents, frère et sœur de Vincent LAMBERT qui ont saisi le CIDPH de l’ONU prennent connaissance avec stupéfaction des propos de ce dimanche 5 mai 2019 de Mme le ministre de la santé Agnès Buzyn sur le plateau d’une chaîne d’information en continu. Ces propos irréfléchis appellent trois précisions :

Contrairement à ce que pense Mme Buzyn, les recours juridiques ne sont pas épuisés. Il est ainsi très imprudent d’affirmer contre le droit que « l’équipe médicale en charge de ce dossier (sic) est en droit d’arrêter les soins ». Outre que Vincent Lambert n’est pas un dossier, Mme Buzyn fait prendre un risque pénal aux agents du CHU de REIMS en leur faisant croire que l’alimentation et l’hydratation de Vincent LAMBERT pourraient être arrêtées.

Mme BUZYN pense également que le CIDPH « s’occupe des personnes handicapées, et non des personnes en état végétatif comme Vincent Lambert ». Il est consternant d’entendre que Vincent Lambert, qui n’est atteint d’aucune pathologie et qui n’est pas en fin de vie, ne serait pas handicapé. Vincent, du fait de ses lésions cérébrales, est doublement handicapé : il a un handicap cognitif et de communication, outre un handicap moteur. Au demeurant, le handicap cérébral est, en tant que tel, expressément visé dans la convention de l’ONU.

Enfin, on ne peut qu’être stupéfié par les propos du ministre de la santé prétendant que « nous ne sommes pas tenus par ce comité légalement » tout en disant que la France va respecter ces demandes provisoires. Ce propos exprime un mépris manifeste d’un membre du gouvernement vis-à-vis de cette instance internationale spécialisée dans la protection des droits des personnes handicapées.

Il est donc rappelé à Mme le ministre de la santé que le CIDPH, relevant du Haut commissariat aux droits de l’homme de l’ONU, a été créé par une convention internationale que la France a ratifiée le 10 février 2010 en acceptant librement de se soumettre aux obligations en découlant ainsi qu’aux décisions du comité chargé de veiller à son respect et à sa bonne application. Conformément au droit international, les mesures provisoires demandées par le CIDPH sont juridiquement contraignantes.

Ces propos irresponsables masquent mal l’embarras du ministre de la santé face à ce fiasco éthique, médical, humain et judiciaire qu’est devenue l’affaire Lambert. La saisine du CIDPH au profit de Vincent LAMBERT est aussi l’occasion d’ouvrir les yeux sur la réalité de la situation des 1.700 personnes handicapées par leur état de conscience altérée dans notre pays.

3 mai 2019, le Comité international des droits des personnes handicapées de l’ONU (CIDPH) demande à la France de ne pas mettre à exécution la décision d’arrêt d’alimentation et d’hydratation de Vincent LAMBERT

Le communiqué des avocats des parents de Vincent Lambert :

Ce vendredi 3 mai 2019, à la suite de la requête que nous lui avons adressée au nom des parents, frère et sœur de Vincent LAMBERT, le Comité international des droits des personnes handicapées de l’ONU (CIDPH) a rendu une décision de mesures provisoires demandant à l’Etat français de ne pas mettre à exécution la décision d’arrêt d’alimentation et d’hydratation de Monsieur Vincent LAMBERT dans l’attente d’une décision du CIDPH.

C’est désormais la seule instance internationale spécialisée dans la protection des droits des personnes handicapées qui va se prononcer sur la conformité des décisions du docteur Vincent SANCHEZ du CHU de REIMS, du tribunal administratif de Châlons-en-Champagne et du Conseil d’Etat avec les engagements internationaux souscrits par la France pour la protection des personnes handicapées.

C’est évidemment un très grand soulagement pour les parents, frère et sœur de Vincent LAMBERT qui attendent avec confiance l’examen de leur requête.

30 avril 2019, la Cour Européenne des Droits de l’Homme rejette la requête des parents de Vincent

Le communiqué des avocats des parents :

La Cour européenne des droits de l’homme vient de rejeter la demande de mesures conservatoires des parents de Vincent LAMBERT au motif qu’une décision avait été rendue le 5 juin 2015, alors que les griefs sont radicalement différents. Ils demandaient simplement à la CEDH de constater la violation du droit au procès équitable, socle de la confiance que les citoyens doivent pouvoir porter dans les juridictions, surtout quand elles doivent statuer sur des questions mettant en jeu la vie d’un homme. Ainsi, avec ce rejet, la CEDH nous dit que le procès de 2018-2019 était de pure forme alors qu’il s’agissait d’une nouvelle décision, d’un nouveau médecin, concernant une nouvelle situation.

Peu importe les conditions lamentables dans lesquelles se sont déroulées, et l’expertise, et la procédure devant le tribunal administratif de Châlons-en-Champagne et la mise en cause objective de certains de ses juges qui avaient fait preuve d’une rare partialité.
Si nous ne pouvons que déplorer cette décision de la CEDH qui condamne Vincent LAMBERT à mort pour la 5ème fois, c’est du CIDPH que nous attendons aujourd’hui et principalement que les droits de Vincent LAMBERT soient enfin défendus. Contrairement à l’ensemble des juridictions nationales et internationales qui se sont prononcées jusqu’à ce jour, il s’agit de la seule instance internationale spécialisée dans la protection des droits des personnes handicapées.

Dans l’attente de sa décision, restera lancinante la question de savoir pourquoi un pays civilisé aura, tant par ses médecins que par ses juges, refusé depuis 6 années le transfert de Vincent LAMBERT dans une unité spécialisée, pour le laisser abandonné, sans aucun soin de stimulation, enfermé à clés dans le sinistre couloir de la mort qu’est devenu le service de soins palliatifs du CHU de REIMS.



Mercredi 24 avril 2019

Décision tragique pour Vincent Lambert :
le Conseil d’Etat confirme son euthanasie

Le Conseil d’Etat vient de confirmer le jugement du Tribunal Administratif (TA) de Châlons-en-Champagne conduisant à l’euthanasie de Vincent Lambert.

C’est le pire dénouement possible pour Vincent, pour ses parents, les frères et sœurs qui le soutiennent, pour ses amis et les 110 000 soutiens du comité, mais aussi pour les milliers de patients qui vivent en France dans le même état pauci-relationnel que Vincent.

Les experts mandatés par le Tribunal Administratif avaient eux-mêmes affirmé que sa prise en charge ne relevait pas de l’acharnement thérapeutique ou d’une obstination déraisonnable. Ils avaient préconisé son transfert. En avril 2018, alors que la vie de Vincent était déjà gravement menacée, 70 médecins avaient rappelé dans un quotidien national que Vincent Lambert n’était pas en fin de vie et que des unités spécialisées existaient dans notre pays pour le prendre en charge.

La justice en a décidé autrement et préfère avaliser des pratiques d’élimination des handicapés sous couvert de lutte contre l’acharnement thérapeutique et de la manière la plus hypocrite qui soit : en provoquant la mort de faim et de soif pour éviter d’avoir à pousser sur la seringue.

Vincent Lambert est dans un état stable. Il n’est pas en fin de vie. Il n’est pas sous assistance respiratoire ni cardiaque. Il n’a pas perdu le réflexe de déglutition Ses parents qui le visitent chaque jour voient bien qu’il n’est pas le légume décrit par les médias et beaucoup de médecins le constatent avec eux (Tribune des 60 médecins). Vincent Lambert est un très grand handicapé, en état de conscience minimale, mais beaucoup d’autres le sont comme lui et accepter qu’il trouve la mort dans les conditions d’une euthanasie déguisée condamnerait de facto tous ses semblables.

Cette décision du Conseil d’Etat n’est pas définitive. Les avocats qui défendent la vie de Vincent ont annoncé de nouveaux recours, en premier lieu devant les instances internationales défendant les droits des handicapés en application de conventions auxquelles la France a adhéré.


Jeudi 14 mars 2019

Le Conseil d’État examinera le vendredi 29 mars 2019 la décision d’arrêt de l’alimentation et de l’hydratation de Vincent Lambert décidée par le CHU de Reims et validée par le tribunal administratif de Châlons-en-Champagne en janvier dernier.
L’objectif de ce recours déposé par les parents de Vincent est de suspendre la décision collégiale du CHU, prise le 9 avril 2018.

Le Comité de soutien reste mobilisé et vous informera de la décision.

Mercredi 6 février 2019

« Vincent Lambert n’est pas du tout en fin de vie, il n’est pas du tout pris en charge comme il devrait l’être. »

Sur KTO, Marie-Anne Chéron, rédactrice en chef à Généthique, revient sur la décision du tribunal administratif de Châlons-en-Champagne, qui s´est prononcé la semaine dernière en faveur de l´arrêt des soins de Vincent Lambert:

Jeudi 31 janvier 2019

COMMUNIQUÉ

Le Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne a validé la décision de provoquer la mort de Vincent Lambert en le privant d’alimentation et d’hydratation.

Le Tribunal a écarté d’un revers de la main l’avis des 59 médecins spécialistes de l’évaluation des patients comme Vincent qui lui ont écrit le jour de l’audience. Ces médecins expliquaient que l’évaluation faite en une journée par les experts était contraire aux règles de l’art médical et que l’expertise ne pouvait avoir aucune fiabilité scientifique.

Évidemment, les avocats vont saisir le Conseil d’État et cela va suspendre provisoirement la procédure d’arrêt des soins.

Nous continuons le combat pour Vincent et pour son transfert dans une unité spécialisée.

Lundi 21 janvier 2019

L’audience vient de se terminer au Tribunal Administratif de Châlons en Champagne. La décision des juges sera connue dans 10 jours. 55 médecins avaient signé une lettre à destination des juges pour expliquer que l’évaluation de l’état de santé de Vincent Lambert n’avait pas été réalisée dans de bonnes conditions. Ils acceptent que, nous les amis de Vincent nous la rendions publique :

Lettre au tribunal de 55 spécialistes EVC-EPR

« Nous commençons à être usés par cette histoire sans fin. Mais notre fils résiste et nous résisterons avec lui jusqu’au bout. » Viviane Lambert, maman de Vincent Lambert.
Le Figaro revient sur l’audience au tribunal administratif de Châlons-en-Champagne où Me Jean Paillot, avocat des parents de Vincent Lambert a plaidé : « La volonté de nos clients n’est pas un combat pour la vie à tout prix, mais en l’état actuel, sans souffrances, il n’y a pas de raisons de considérer que Vincent Lambert est dans une situation d’obstination déraisonnable. ».
Me Jérôme Triomphe, autre avocat des parents de Vincent Lambert, a évoqué des « mouvements de la tête explicites » de Vincent Lambert, « des tentatives pour parler », des « capacités de déglutition ». Il a également produit une lettre signée ce week-end par 55 médecins spécialistes adressée au tribunal, pour expliquer que l’évaluation de l’état de santé de Vincent Lambert n’avait pas été réalisée dans de bonnes conditions. « Quel est le poids de trois experts face à des dizaines de spécialistes qui alertent votre tribunal ! », s’est il exclamé, réclamant « une nouvelle évaluation dans une unité dédiée et neutre »


Mercredi 16 janvier 2019

La Cour Administrative d’appel de Nancy n’ a pas jugé que le TA de Chalons devait être dessaisi de l’ « affaire de Vincent Lambert ». Les avocats de ses parents vont faire appel devant le Conseil d’Etat. Ce qui est à souhaiter pour l’année 2019, est le transfert de Vincent dans un établissement spécialisé pour les personnes dans son état et c’est la demande, que nous ses amis, nous réitérons.

Addendum : Au mépris du recours annoncé devant le Conseil d’Etat et au mépris du droit au recours effectif, le Tribunal Administratif a fixé en urgence une audience lundi 21 janvier à 14h30 et alors que c’est sa partialité qui est mise en cause !

Mardi 15 janvier 2019

La cour administrative d’appel de Nancy dira ce mercredi 16 janvier si elle confie à  une autre juridiction la procédure concernant Vincent Lambert !


Mardi 11 décembre 2018

L’audience prévue au tribunal administratif de Châlons-en-Champagne le 19 décembre a été reportée à « une date ultérieure », grâce aux avocats des parents de Vincent.

Ils demandent le renvoi de l’affaire devant une autre juridiction pour « suspicion légitime » d’impartialité.

C’est une nouvelle positive pour l’avenir de Vincent.

Lundi 26 novembre 2018

« Un tribunal condamnera-t-il à mort une personne en situation de handicap, totalement vulnérable, alors que les experts affirment qu’il n’y a pas d’obstination médicale déraisonnable ? » le professeur Xavier Ducrocq, neurologue et médecin conseil des parents de Vincent Lambert, décrypte dans Gènéthique les conclusions d’expertise sur l’état de santé de Vincent Lambert.

Samedi 24 novembre 2018

« Les experts affirment que nourrir Vincent Lambert ne constitue pas en soi, sur le plan médical, une obstination déraisonnable. Cette affirmation rejoint ce que nous défendons depuis avril 2013 et remet en cause tout le processus en cours. Les experts vont jusqu’à affirmer que Vincent Lambert peut être pris en charge dans un centre spécialisé, tels qu’il en existe partout en France, ce que nous demandons également depuis 2013. »

Le Pr Xavier Ducrocq, chef du service de neurologie du CHR de Metz-Thionville et conseil médical des parents et de deux frère et sœur de Vincent Lambert depuis 2013, analyse dans Valeurs actuelles les principales conclusions du rapport des experts qui a été largement déformé par la presse :

« Il y a comme une volonté d’assimiler la situation de cette personne très sévèrement handicapée, mais stable dans son handicap, à une situation de fin de vie. Alors que ce n’est pas du tout le cas. Que Vincent Lambert vive depuis 10 ans maintenant, en état de conscience altérée, suffit à démontrer qu’il n’est pas en fin de vie. Qu’il n’existe pas d’espoir réaliste d’amélioration, malgré des travaux de recherche permettant de progresser dans la connaissance de ces patients, ne suffit pas à parler de fin de vie. C’est le lot commun de toutes les situations de handicap : para et tétraplégie, autisme, infirmités motrices cérébrales, surdités, cécités… »»

 

Vendredi 23 novembre 2018

Réaction de Me Jérôme Triomphe, avocat des parents de Vincent Lambert, dans Le Figaro :

« Pour la première fois en six ans de procédure, des experts affirment que sa prise en charge ne relève pas de l’obstination déraisonnable : c’est bien cela qui constitue un basculement ! »

Interview de Maître Jean Paillot, avocat des parents de Vincent Lambert, dans l’Union :

« Nous sommes satisfaits qu’un certain nombre d’éléments que nous ne cessons d’évoquer depuis plusieurs années aient enfin été pris en compte. Nous ne cessions de dire que l’alimentation et l’hydratation entérales de Vincent Lambert ne relevaient pas d’une obstination déraisonnable ou d’un acharnement thérapeutique. Enfin trois experts le disent. Ils confirment également le fait que Vincent peut être transféré dans un établissement spécialisé, ce qui serait une solution de sagesse. Il peut même être dans sa famille avec un montage médical relativement léger. (…)
En fonction de la décision qu’il prendra, nous allons demander au tribunal le transfert de Vincent et un complément d’expertises. La prise en charge de Vincent n’est pas suffisante aujourd’hui. Il y a des choses, a minima, qui ne sont pas faites comme le sortir de son lit ou de sa chambre. Il faut que cela change. »


Jeudi 22 novembre 2018

Communiqué
Pour les experts, Vincent Lambert

n’est pas en situation d’obstination déraisonnable

Les experts nommés par le Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne reconnaissent que Vincent Lambert n’est pas en situation d’obstination déraisonnable. Ce rapport est un tournant. Ils évoquent également la possibilité d’un transfert vers un établissement spécialisé.

« Les experts considèrent que la réponse aux besoins fondamentaux primaires (alimentation, hydratation, émonctoires, prévention cutanée, hygiène de base) ne relève pas pour certains patients en état végétatif avéré, tel que Vincent LAMBERT, de l’acharnement thérapeutique ou d’une obstination déraisonnable » (p. 24 du rapport)

Cela corrobore l’avis de nombreux médecins qui s’étaient exprimés dans un grand quotidien (L’appel de 70 médecins : il est manifeste que Vincent Lambert n’est pas en fin de vie). Vincent ne présente pas les caractéristiques d’une personne qui souffre et qui est en fin de vie.

(…)

« La condition médicale de Monsieur LAMBERT n’est pas unique, ne pose pas de difficultés de prise en charge dans notre pays, n’appelle aucune mesure d’urgence. Il existe en France des structures pouvant l’accueillir jusqu’à sa disparition si le maintien au CHU de Reims s’avérait impossible pour des raisons autres que relevant de la simple technique médicale » (p. 24)

Le Comité de soutien, ses amis et sa famille constatent que la seule solution est de faire transférer Vincent dans l’un de ces établissements, ce qu’ils demandent depuis des années. C’est le seul moyen pour que Vincent reçoive des soins adaptés à son état.


ÉTAT VÉGÉTATIF CHRONIQUE, ÉTATS PAUCI-RELATIONNELS

Dans un contexte où la dignité humaine est bafouée, la vie de Vincent Lambert menacée, Emmanuel Hirsch, Professeur d’éthique médicale et président du Conseil pour l’éthique,  publie un important et précieux « livre blanc »,  regards croisés de familles et de professionnels  sur la vie au quotidien des EVC / EPR :

« Depuis quelques années, à travers des controverses bien discutables dans l’actualité judiciaire, nous avons appris à mieux comprendre les responsabilités et les défis auxquels les personnes dites en « état d’éveil sans conscience (ou minimale) » nous confrontent. La vérité insoupçonnée d’une vie hors de nos représentations et même de ce qui nous paraît a priori humainement concevable et acceptable a émergé aux confins des pratiques soignantes : ces personnes nous imposent une considération et une réflexion plus exigeante et fondée que la compassion.
À propos de leur accueil parmi nous, de leur accompagnement à domicile ou en établissement ainsi que des soins qui leur sont prodigués, Il n’est plus recevable aujourd’hui, comme l’ont fait deux parlementaires, d’affirmer de manière péremptoire et sans la moindre précaution que « ces personnes pourraient qualifier ces situations d’obstination déraisonnable si elles pouvaient s’exprimer ». Ces personnes lourdement handicapées mais également leurs proches et les soignants auprès d’elles pour un parcours de vie et de soin dont la signification mérite mieux que des disputations distanciées et une telle stigmatisation.
Aucune instance n’a autorité à « penser » comme s’il s’agissait d’une évidence, que, totalement dépendantes et entravées dans leurs facultés relationnelles, la persistance de leur vie relève d’une « obstination déraisonnable » qui justifierait le renoncement. Sans quoi il conviendrait de renoncer à réanimer toute personne dont on estimerait a priori qu’elle ne retrouverait pas son autonomie, et de s’interroger sur le statut et les droits des personnes en phase évoluée de maladies neurologiques évolutives à impact cognitif, comme la maladie d’Alzheimer… »


Ce que les experts soulignent dans leur rapport d’expertise médicale mais que les médias ignorent :  « La réponse aux besoins fondamentaux primaires (alimentation, hydratation) ne relève pas pour Vincent LAMBERT, de l’acharnement thérapeutique ou d’une obstination déraisonnable »

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Les experts évoquent la possibilité d’un transfert de Vincent Lambert dans une structure adaptée: « La condition médicale de Monsieur LAMBERT n’est pas unique, ne pose pas de difficultés de prise en charge dans notre pays. Il existe en France des structures pouvant l’accueillir »
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Rapport d’expertise médicale, la maman de Vincent Lambert réagit sur RTL : 

« Vincent n’est pas en obstination déraisonnable, les experts l’ont dit ! Il n’est pas en fin de vie, les experts l’ont dit ! On s’acharne depuis des années à vouloir le supprimer et ça je ne l’accepterai pas ! »
Ecouter


Suite à la publication de l’expertise sur Vincent Lambert, le Comité de soutien, ses amis et sa famille souhaitent désamorcer quelques contre-vérités, et rappeler de manière apaisée la situation :

 

1° Sur l’état de Vincent

Les experts ont écrit que les lésions de Vincent étaient irréversibles. Cela n’a jamais été contesté par personne.

En revanche, ils affirment qu’il serait dans un état d’éveil non répondant, c’est-à-dire sans manifestation de conscience.

La méthode d’évaluation par les  experts de l’état de conscience de Vincent est totalement contestée et les médecins de la filière EVC/EPR sont unanimes à la condamner. On ne peut pas diagnostiquer un état dit végétatif ou d’éveil non répondant sur un seul examen. C’est contraire à toutes les règles de l’art médical. Les experts se sont contenté de l’évaluer sur 1h30 alors que les évaluations comportementales doivent être faites à plusieurs reprises sur 3 semaines à 1 mois.

La mère de Vincent l’a filmé en mai 2018 montrant Vincent vocaliser et tourner les yeux et la tête vers elle qui l’appelle : pour les spécialistes, c’est une preuve de conscience même altérée.

Seule l’évaluation dans un service spécialisé par une équipe pluridisciplinaire et sur une durée d’un mois pourrait permettre de poser un diagnostic d’état d’éveil non répondant.

Mais, pour les spécialistes de la prise en charge des patients cérébro-lésés, l’essentiel n’est pas là dès lors qu’ils s’occupent de ces patients dans tous les cas.

Contrairement à ce que prétendent les journalistes dans leur dépêche du matin, ce n’est pas l’état décrit de Vincent par les experts qui pourraient faire basculer le procès. C’est leur affirmation réitérée qu’il n’est pas en situation d’obstination déraisonnable.

 

2° Pour les experts, Vincent n’est pas en situation d’« obstination déraisonnable »  ou d’ « acharnement thérapeutique » ?

Les experts nommés par le tribunal estiment, à juste titre, que les soins donnés à Vincent ne relèvent pas d’une situation d’ « obstination déraisonnable ».

Ils ont tenu à l’écrire dans leur rapport malgré les oppositions des partisans de la mort de Vincent.

Dans un livre Blanc sur les EVC et EPR, publié en novembre 2018, le professeur Martin Hirsch écrit : « Aucune instance n’a autorité à « penser » comme s’il s’agissait d’une évidence, que, totalement dépendantes et entravées dans leurs facultés relationnelles, la persistance de leur vie relève d’une obstination déraisonnable » (Etat végétatif chronique, états pauci-relationnels, regards croisés de familles et de professionnels sur la vie au quotidien dans les unités dédiées, préface, novembre 2018).

3° Pour les experts, dès lors que sa mort n’est pas provoquée, la seule solution réside dans le transfert de Vincent

Nous ne pouvons que constater avec eux que la seule solution est désormais de faire transférer Vincent et de lui permettre d’être enfin correctement pris en soins. Pour de nombreux médecins (cf. L’appel de 70 médecins en avril), Vincent ne présente pas les caractéristiques d’une personne qui souffre et qui est en fin de vie. C’est un homme qui ne peut mourir que si on provoque sa mort. L’alimentation, l’hydratation et l’hygiène de base ne sont pas des traitements mais des soins élémentaires. Soigner Vincent, c’est activer cette entraide bienveillante et solidaire qui est au fondement de la médecine.

***

Vendredi 28 septembre 2018

Viviane Lambert: « Vincent n’est pas un légume! » 

Dix ans après l’accident de son fils, Viviane Lambert oscille « entre l’espoir et la lassitude »

Comment va Vincent aujourd’hui ?

L’état de santé de Vincent est plutôt stationnaire. Je voudrais rappeler que Vincent n’a pas besoin de machines pour vivre et qu’il ne souffre pas, contrairement à ce que je lis parfois. S’il était dans un service spécialisé pour les patients comme lui, il pourrait recevoir des soins adaptés et son état de santé se serait déjà amélioré.

Dans quel état d’esprit êtes-vous, dix ans après son accident ?

J’oscille entre l’espoir et la lassitude. C’est long pour Vincent et pour nous tous. S’il était transféré dans un service adapté, tout irait mieux. Avec mon mari, nous louons un petit appartement à Reims pour pouvoir voir Vincent le plus souvent possible puisque notre maison est dans la Drôme. C’est une épreuve pour Vincent mais aussi pour toute la famille. Ceci dit, j’ai été heureuse d’entendre l’expert judiciaire dire le 8 septembre dernier que Vincent n’est pas dans une situation d’obstination déraisonnable. J’en ai en effet l’intime conviction.

Les épisodes judiciaires se sont succédé durant cette période (favorables ou défavorables pour vous), le tout sous une grosse pression médiatique… comment avez-vous appréhendé tout ça, sachant qu’évidement on n’est pas prêt à cela ?

Je crois effectivement que l’on n’est jamais préparé à cela et ce n’était évidemment pas mon cas. J’étais une grand-mère heureuse et un jour tout a basculé.
Ce qui m’importe aujourd’hui, c’est de défendre la vie de mon fils qui n’est pas en situation d’acharnement thérapeutique. Ce n’est pas un légume, comme j’ai pu l’entendre. Ces formules m’ont beaucoup blessé. Vincent est simplement nourri et hydraté par sonde. Dans son état de santé actuel, je ne vois aucune raison d’arrêter de lui donner à manger et à boire.

Qu’est ce qui vous a fait tenir ?

Je tiens grâce à l’espoir que j’ai du transfert de Vincent dans un service pour les personnes dans son état et aussi grâce aux nombreux soutiens familiaux et
amicaux qui nous sont témoignés.

Cette affaire a également déchiré votre famille, publiquement. Comment vit-on cela et gère-t-on cela ?

C’est un déchirement douloureux et nous souhaitons mon mari et moi-même que cette situation ne dure pas. C’est une grande épreuve pour des parents d’avoir un fils accidenté de la route et c’en est une deuxième de vivre ce déchirement familial. Mais je souhaite de tout cœur que nous nous retrouvions un jour autour de Vincent, car je reste persuadée que nous l’aimons tous et que cet amour pour lui permettra de nous retrouver.

Quels sont aujourd’hui vos espoirs pour Vincent ?

Nous espérons que les experts reconnaîtront que Vincent n’est pas en état d’acharnement thérapeutique et, comme je l’ai déjà dit, nous attendons un transfert de Vincent dans un établissement spécialisé où il pourrait faire des progrès.
Propos recueillis par Grégoire Amir-Tahmasseb pour l’Union

COMMUNIQUÉ, Paris, le lundi 16 juillet 2018.

Viviane Lambert rencontre deux conseillers
du Président Emmanuel Macron.

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Alors qu’a été ordonnée le mois dernier par le tribunal administratif une expertise judiciaire de Vincent Lambert, madame Viviane Lambert, sa mère, a été reçue cet après-midi par deux conseillers du Président Emmanuel Macron.

Le 12 avril 2018, Viviane Lambert avait adressé une première lettre au Président de la République, publiée dans Le Figaro sous le titre : « mon fils Vincent n’a pas mérité de mourir de faim ».

Le 20 avril, une tribune de 70 médecins et personnels de santé spécialisés rappelait que Vincent Lambert n’est pas en fin de vie et qu’il a droit à des soins adaptés à son état, dans un établissement capable de l’accueillir, comme il en existe de nombreux en France.

Le 7 juin, Viviane Lambert envoyait une deuxième lettre pour rencontrer le Président de la République. Celui-ci a accepté sa demande de rencontre et a délégué deux conseillers pour l’accueillir.

Cet entretien a eu pour objet de leur expliquer que Vincent ne bénéficie toujours pas de soins adaptés (indépendamment de la procédure et de l’expertise à venir), que les heures de visite de sa famille qui vient le voir quotidiennement sont toujours restreintes, qu’en cette période de chaleur, il n’a toujours pas le droit d’être sorti de sa chambre et de prendre l’air dans un fauteuil adapté à son état.  « Quand je quitte la chambre de mon fils, j’ai l’impression de quitter un prisonnier. » déplore Viviane Lambert.
Rappelons que les parents de Vincent réclament depuis 5 ans son transfert dans un service spécialisé ; plusieurs sont prêts à l’accueillir…


Communiqué, Paris, le 4 juillet 2018

Trois nouveaux experts viennent d’être nommés par le Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne pour évaluer l’évolution de l’état de santé de Vincent Lambert. Selon l’ordonnance du Tribunal Administratif, datée du 3 juillet, ils devront déposer leur rapport avant le 31 octobre 2018.

Le tribunal précise également que « les experts se prononceront notamment sur la capacité de déglutition de Vincent Lambert en indiquant si elle est susceptible de permettre, à terme, et éventuellement après une rééducation, une alimentation et une hydratation fonctionnelles. »

Nous continuerons à vous donner des nouvelles.


Communiqué, Paris, le 20 juin 2018

L’audience au Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne vient de se terminer.
La décision sera rendue dans quelques heures ou quelques jours.

Les amis de Vincent Lambert veulent que la vérité médicale sur Vincent soit établie, et demandent une nouvelle expertise ainsi que la nomination d’un nouveau collège d’experts.

Si cela n’était pas le cas, ce serait un véritable scandale. Le tribunal se contenterait d’une vérité pré-écrite sur l’état de santé de Vincent.

Les experts judiciaires qui se sont dessaisis avaient recommandé la nomination de spécialistes de patients en état pauci-relationnel, des experts éthiques ainsi que le transfert dans un établissement adapté.

Ces demandes sont celles du Comité de soutien.


Communiqué, 19 juin 2018

Demain, 20 juin, une audience sur les nouvelles modalités de l’expertise pour évaluer l’état de Vincent aura lieu au Tribunal Administratif de Châlons-en Champagne.

Le Président du Tribunal pourrait procéder à la nomination d’un second collège d’experts. Les recommandations des médecins-experts qui se sont désistés seront ou non prises en compte.

Il s’agit toutefois d’une étape importante pour Vincent, étape au cours de laquelle, il est essentiel de rappeler que plus 70 médecins ont signé une tribune, le 18 avril pour redire que Vincent n’était pas en fin de vie.

« Nous, médecins et professionnels spécialisés dans la prise en charge de personnes cérébro-lésées en état végétatif ou pauci-relationnel (EVC-EPR), tenons à exprimer, en notre âme et conscience, notre incompréhension et notre extrême inquiétude au sujet de la décision d’arrêt de nutrition et hydratation artificielles concernant M. Vincent Lambert. Un tissu d’incertitudes et d’hypothèses, ainsi que des jugements contradictoires concernant le niveau de conscience, les capacités de relation et de déglutition, le pronostic, fondent une sanction dramatique, incompréhensible. Certains d’entre nous ont une expérience de trente à quarante ans de soins et de réflexion autour de ces personnes… »

Sa survie dans les conditions et le contexte qui l’entourent – déchirement familial, procédures juridiques interminables, déchaînement médiatique, absence de projet de vie avec abandon de toute rééducation ou sortie ou mise au fauteuil, isolement sensoriel et relationnel dans sa chambre où il est enfermé à clé depuis quatre ans… – témoigne même, à nos yeux, de sa pulsion tenace de vie.

Vincent n’est pas en survie biologique. Le comité de soutien réitère sa demande de transfert de Vincent dans une unité spécialisée pour ces patients comme l’ont préconisé les médecins-experts.


Dans cette étape importante pour Vincent et en attendant la nouvelle décision du Tribunal Administratif, ses amis veulent rappeler la tribune signée par plus de 70 médecins experts pour les patients en état pauci-relationnel et s’opposant à la mise à mort programmée de Vincent.

L’appel de 70 médecins : «Il est manifeste que Vincent Lambert n’est pas en fin de vie»


Communiqué – 15 juin 2018

Désistement des experts nommés par le Tribunal  Administratif

Les trois experts nommés par le Tribunal Administratif pour réaliser un « tableau clinique » de Vincent Lambert se sont finalement déssaisis par lettre dont les motifs ont été transmis hier aux parties. Cette demande de déssaisissement a d’ores et déjà été acceptée par le Président du Tribunal.

L’absence de compétence de ces médecins s’agissant des personnes en état de conscience altérée avait mise en cause. Or les experts judiciaires suggèrent eux-mêmes au tribunal, dans leur lettre de dessaisissement, de nommer des médecins spécialistes EVC-EPR. Ils soulignent également la nécessité de faire des évaluations répétées dans le cadre d’une prise en charge spécialisée et en tout cas ailleurs que dans le service de soins palliatifs du docteur Sanchez (qui rappelons-le est gériatre). Ils reconnaissent ainsi que l’expertise envisagée en une journée et 2 heures d’examens n’était pas adaptée à l’état de santé de Vincent.

Mieux encore: les experts listent des personnalités aux « compétences irréprochables » qui pourraient être sollicitées, dont des spécialistes d’éthique médicale, soulignant par la même que le problème n’est pas que médical.

Ce sont ces modalités que les avocats et médecins conseils spécialisés des parents réclament depuis le début de la procédure judiciaire. C’est la seule manière de pouvoir faire la vérité sur l’état réel de Vincent.

En attendant la nomination du prochain collège de médecins, une nouvelle audience sur les modalités de l’expertise se tiendra la semaine prochaine au tribunal administratif de Châlons.

Nous vous tiendrons au courant.


14 juin 2018

Désistement des experts nommés par le Tribunal Administratif
Les trois experts nommés par le Tribunal Administratif pour réaliser un « tableau clinique » de Vincent Lambert se sont désistés par lettre aujourd’hui. Cette demande de désistement a été acceptée par le Président du Tribunal.


6 juin 2018
Viviane Lambert écrit une deuxième fois à Emmanuel Macron.

Paris, le 7 juin 2018

Monsieur Emmanuel Macron

Palais de l’Elysée

Monsieur le Président,

Ma lettre du 16 avril est restée sans réponse. Je vous demandais de me recevoir pour vous parler de mon fils, Vincent, en état pauci-relationnel à l’hôpital de Reims.

Aujourd’hui, monsieur le Président, je réitère ma demande car je suis inquiète.

L’expertise demandée par le Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne a été repoussée après le dépôt par nos avocats d’une requête en récusation.

Mon fils risque d’être condamné à mort alors qu’il ne fait pas l’objet d’une obstination déraisonnable et qu’il est simplement alimenté et hydraté par sonde.

Vincent est handicapé mais il est vivant. Il vit enfermé dans sa chambre d’hôpital sans soins adaptés à son état : il n’est jamais levé, il n’a pas de séances de kinésithérapie, il n’est pas rééduqué à la déglutition.

Alors que la loi agriculture, en débat à l’Assemblée Nationale, a été l’occasion de parler de la santé animale, du traitement des animaux dans les abattoirs et de l’interdiction des lapins en cage, je n’ai pu m’empêcher de penser à mon fils, moins protégé que certains animaux.

Près de 100 000 personnes ont aujourd’hui signé l’appel en faveur de Vincent sur le site du comité de soutien de ses amis. Elles me pressent de vous écrire une nouvelle fois pour  solliciter une rencontre avec vous.

Monsieur le Président, je vous  demande de me recevoir le plus rapidement possible, accompagnée des médecins spécialisés qui connaissent Vincent pour l’avoir vu et qui pourront vous expliquer son état de santé réel.

Viviane Lambert


6 juin 2018

Le jugement du Tribunal Administratif de Châlons en Champagne de ce jour refuse de récuser les experts. Cette décision ne dénote pas, de la part du tribunal, une volonté réelle de connaître l’état de santé véritable de Vincent Lambert, en maintenant des experts qui n’ont pourtant aucune compétence dans l’analyse comportementale des personnes en état de conscience altérée, qui ont manifesté leur volonté dexpédier leur expertise en une journée et 2h dexamens, et qui refusent d’entendre les meilleurs experts français en la matière.
Une telle expertise, réalisée sur ces bases, serait une mascarade.

Pourquoi maintenir ces experts ? Que cache le refus du tribunal ?

Les avocats des parents de Vincent sont en train de préparer des recours contre cette décision et les modalités de cette expertise.

30 mai 2018

Chers amis du Comité de soutien,

Suite au recours pour récuser les experts désignés par le Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne, le Tribunal a fixé une audience de plaidoiries en présence d’un  rapporteur public le jeudi 5 juin ce qui souligne l’importance des motifs de récusation invoqués puisque le Tribunal pouvait statuer sans débats.

Les avocats de la famille de Vincent Lambert, assistés de leurs médecins-conseils spécialisés, vont pouvoir mettre en évidence la méconnaissances, par les experts nommés, des patients en état de conscience altérée et les mauvaises conditions dans lesquelles l‘expertise a débuté qui laissaient craindre un mauvais rapport. En effet, l’objectif prioritaire des experts était de déposer leur rapport au plus vite, après avoir vu Vincent le 26 mai.

Les avocats demandent dont non seulement leur récusation mais également leur remplacement par des experts spécialisés et une expertise selon les règles de l’art médical s’agissant des patients en état de conscience altérée.

Dès que nous connaitrons la décision après cette audience du 5 juin, nous vous informerons le plus rapidement possible.


24 mai 2018

COMMUNIQUE DE PRESSE

Rebondissement dans l’affaire Vincent Lambert :

Les avocats des parents et de deux frères et sœurs de Vincent Lambert viennent de déposer une requête en récusation des trois experts nommés par le président du tribunal de Châlons-en-Champagne.

Outre que les experts nommés n’ont aucune expérience dans la prise en charge des patients dans la situation de Vincent, les avocats et médecins spécialistes qui les conseillent mettent en cause leur refus de respecter une véritable discussion contradictoire entre experts, spécialistes et membres de la famille. Ils mettent également en cause leur volonté de réaliser une expertise en une seule journée pour déposer leur rapport de manière précipitée.

Le non-respect des modalités adaptées aux patients comme M. Vincent Lambert, qui ne peut être évalué que sur plusieurs semaines, ne peut en aucun cas permettre d’évaluer son état réel. Il doit au préalable être pris en charge de manière spécialisée.


3 mai 2018

Le sort de Vincent Lambert suspendu à l’analyse de 3 médecins

Un collège de trois médecins experts, qualifiés en neurologie ou en médecine physique et de réadaptation, a été nommé mercredi pour déterminer d’ici un mois si « le tableau clinique » de Vincent Lambert a évolué depuis 2014. Le tribunal administratif de Châlons-en-Champagne a précisé :

« L’ordonnance portant sur la désignation du collège d’experts a été prise » et « les experts doivent déposer leur rapport d’ici un mois ».

La dernière expertise avait été réalisée en 2014 par le Conseil d’Etat. Ce rapport avait souligné les lésions cérébrales irréversibles de Vincent Lambert et la dégradation clinique de son état. Pourtant Vincent Lambert n’est pas en état végétatif mais handicapé, raison pour laquelle il doit être pris en charge dans un établissement spécialisé, ce que refuse le médecin.

Cette prochaine expertise sera suivie d’une nouvelle audience devant le tribunal administratif, qui décidera de confirmer ou d’annuler la décision du CHU.

En attendant, Vincent Lambert est toujours enfermé dans sa chambre. Il est privé de soins, de vrais soins médicaux conformes à son état.


30 avril 2018

Vincent est toujours enfermé dans sa chambre et nous ne pouvons l’oublier. La nomination d’experts qui vont regarder l’état de santé de Vincent et ses capacités réelles permet un répit mais nous devons rester vigilants.

Pendant ce temps, Vincent ne bénéficie toujours pas de soins adaptés. Les heures de visite de sa famille qui vient le voir quotidiennement sont toujours restreintes, ce qui prive Vincent de compagnie une longue partie de la journée.

Nous continuerons à vous donner des nouvelles très régulièrement sur ce site.


20 avril 2018

COMMUNIQUE DE PRESSE

Paris, 20 avril 2018

 

Une magnifique victoire pour Vincent Lambert !

Les amis de Vincent Lambert, réunis dans son comité de soutien sont rassurés par le jugement rendu par le Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne. Il ordonne une expertise préalable en tenant compte des spécificités des patients comme Vincent Lambert.

Le jugement signifie que les affirmations du Dr SANCHEZ n’ont pas suffi à convaincre le tribunal devant les avis totalement opposés de 24 spécialistes qui avaient écrit au Dr SANCHEZ pour contester la situation d’obstination déraisonnable et devant l’évidence des vidéos produites.

Vincent est en vie, son alimentation et son hydratation vont être poursuivies.

Les avocats des parents de Vincent Lambert  avaient déposé un recours en référé-liberté, procédure d’urgence devant le Tribunal Administratif pour contester la décision du CHU de Reims d’arrêter l’alimentation et l’hydratation de leur fils.

De nombreux éléments avaient été apportés au dossier pour prouver que Vincent ne faisait pas l’objet d’une « obstination déraisonnable ». Soixante-dix médecins spécialisés  avaient signé un appel pour affirmer que Vincent Lambert n’était pas en fin de vie et que les preuves de sa volonté de continuer à vivre étaient manifestes. Ils dénonçaient les conditions de vie imposées à Vincent Lambert et demandaient son transfert dans un établissement spécialisé. Les amis de Vincent se réjouissent qu’ils aient été entendus.

Ils rappellent que plusieurs établissements sont prêts à l’accueillir. Son transfert est, depuis la création du comité de soutien, leur principale revendication. Ils vont poursuivre leur mobilisation pour l’obtenir enfin.


Ce qu’il faut savoir sur la fin de vie pour comprendre le cas de conscience que pose Vincent Lambert. Tribune d’ Emmanuel Hirsch ( directeur de l’Espace éthique Ile-de-France, Professeur d’éthique médicale, Université Paris Sud/Saclay ) dans le Huffingtonpost

« M. Vincent Lambert aurait pu poursuivre son existence dans un cadre adapté, bénéficiant d’un environnement humain et d’un accompagnement compétents, comme tant d’autres blessés traumatisés crâniens (..)

Lire la tribune entier


18 avril 2018

L’appel de 70 médecins :
« Il est manifeste que Vincent Lambert n’est pas en fin de vie»

70 professionnels de santé de diverses spécialités publient une tribune dans Le Figaro pour dénoncer une «euthanasie qui ne dit pas son nom». Ils demandent que Vincent Lambert soit transféré dans une unité spécialisée.

« Nous, médecins et professionnels spécialisés dans la prise en charge de personnes cérébro-lésées en état végétatif ou pauci-relationnel (EVC-EPR), tenons à exprimer, en notre âme et conscience, notre incompréhension et notre extrême inquiétude au sujet de la décision d’arrêt de nutrition et hydratation artificielles concernant M. Vincent Lambert. Un tissu d’incertitudes et d’hypothèses, ainsi que des jugements contradictoires concernant le niveau de conscience, les capacités de relation et de déglutition, le pronostic, fondent une sanction dramatique, incompréhensible. Certains d’entre nous ont une expérience de trente à quarante ans de soins et de réflexion autour de ces personnes. La circulaire du 3 mai 2002, qui a marqué une étape essentielle pour l’organisation et la qualité de la prise en charge des personnes EVC-EPR, constitue une référence toujours d’actualité.

La plupart d’entre nous ne connaissent pas personnellement M. Vincent Lambert, sinon par ce qui est dit de lui dans les médias, de façon partisane, quant à l’application à son égard de la loi relative aux droits des patients et à la fin de vie.

Certains d’entre nous ont pu visionner une courte vidéo, de séquences tournées en juin 2015, permettant d’affirmer que M. Vincent Lambert est bien en état pauci-relationnel, à savoir qu’il n’est pas dans le coma, ne requiert aucune mesure de réanimation et qu’il a des capacités de déglutition et de vocalisation. […] »


17 avril 2018

Le pape François lance aujourd’hui un nouvel appel solennel en faveur du maintien en vie de Vincent Lambert :

   « Je voudrais attirer de nouveau l’attention sur Vincent Lambert et sur le petit Alfie Evans », a déclaré le pape à la fin de son audience hebdomadaire sur la place Saint-Pierre.

Info urgente

17 avril 2018
Le référé-liberté déposé par les avocats des parents de Vincent Lambert sera examiné ce jeudi 19 avril.
Audience à 9h30

Le Cardinal Barbarin tweete pour Vincent Lambert

Communiqué

Paris, le 16 avril 2018

Près de 90 000 personnes ont signé l’appel pour sauver Vincent Lambert.

Les  avocats des parents de Vincent Lambert déposeront demain un recours appelé « référé-liberté » auprès du Tribunal Administratif de Chalons en Champagne. Ce recours est suspensif et fait valoir des éléments médicaux laissés sciemment de côté par le docteur Sanchez du CHU de Reims. De nombreuses incohérences sont dénoncées par les avocats qui ne cessent de rappeler que Vincent ne fait pas l’objet d’une obstination déraisonnable.

Par ailleurs, dimanche, le Pape François, l’une des plus hautes autorités morales internationales, a attiré l’attention sur la situation de Vincent et a demandé que « chaque malade soit toujours respecté dans sa dignité et soigné d’une manière appropriée à son état de santé, avec l’appui de la famille, des médecins et des autres professionnels de santé, avec un grand respect pour la vie « .

Alors que s’ouvre une semaine cruciale pour sauver Vincent d’une mort certaine, ses amis, réunis dans son comité de soutien continuent leur mobilisation.

Le pape parle de Vincent Lambert

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Professeur Xavier Ducrocq : « Prendre une décision sans retour comme celle là est gravissime »

13 avril 2018
« Prendre une décision sans retour comme celle là est gravissime (…) Est-ce que le doute ne doit pas bénéficier à la vie ?  » Pour le Professeur Xavier Ducrocq, chef du service de neurologie du CHR de Metz-Thionville, la décision d’arrêt des traitements de Vincent Lambert est un « très mauvais signal » pour les personnes handicapées :

« J’aimerais rappeler que Vincent Lambert n’est pas dans le coma, il en est sorti depuis longtemps après son accident en 2008. Vincent Lambert n’est pas branché car il respire seul, normalement. Vincent Lambert vit, et s’il vit encore malgré toutes les turpitudes qu’il y a pu y avoir et notamment les 31 jours de privation de nutrition et une hydratation minimale, c’est qu’il a une pulsion de vivre (…) Cette décision est un très mauvais signal. Pour Vincent Lambert, pour les personnes gravement handicapées et les équipes qui s’occupent de ces patients, pour les proches (…) c’est grave parce qu’on entre dans un processus d’élimination des personnes handicapées. Démocratique. Et j’oserai prononcer le mot d’eugénisme. »

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L’appel de Viviane Lambert au président Emmanuel Macron

12 avril 2018

Dans une tribune publiée par Le Figaro, Viviane Lambert s’adresse au président de la République pour obtenir la grâce de son fils :

 

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10 avril 2018

Nous n’abandonnerons pas Vincent Lambert.

Nous refusons son euthanasie.

Nous vous tiendrons au courant des actions chaque jour.

9 avril 2018

Communiqué

 

Les amis de Vincent Lambert, réunis dans son comité de soutien, dénoncent une décision scandaleuse d’euthanasie prise par le docteur Sanchez du CHU de Reims consistant à suspendre son alimentation et son hydratation.

Des médecins, chefs de services et spécialistes de la prise en charge des patients en EVC /EPR (patients en état végétatif et pauci-relationnel) avaient pourtant montré à l’hôpital de Reims que la situation de Vincent Lambert est positive, qu’il respire de manière autonome, que son état général est stable et qu’il ne relève pas d’une obstination déraisonnable. Vincent Lambert n’est ni sans conscience ni sans relation. On ne peut donc absolument pas dire de sa vie qu’elle est simplement végétative. Ces médecins qui n’ont pas pu rester silencieux et ont défendu Vincent sont l’honneur de la médecine.

Prendre aujourd’hui la décision d’arrêter l’alimentation et l’hydratation de Vincent revient à le mettre à mort alors que plusieurs établissements sont prêts à le prendre en charge. Au delà de Vincent, cette grave décision aura des répercussions sur des centaines de patients dans le même état.

Vincent Lambert est handicapé, il n’est pas en fin de vie !
Partagez la réalité sur sa situation !!!

Vincent Lambert est vivant et il ne veut pas mourir nous explique un médecin, professeur de neurologie.

Le 7 avril 2018

Chers amis du Comité de soutien,

En début de semaine prochaine, à l’issue de la quatrième procédure collégiale engagée par le médecin de Vincent, au CHU de Reims, une décision médicale sera annoncée à sa famille.

Plusieurs médecins-conseil ont attesté que Vincent dispose de réelles capacités et est animé d’une force de vie.

Nous vous donnerons des nouvelles dès que possible.

Rien n’est perdu pour Vincent

Le 22 mars 2018

Chers amis du Comité de soutien,

Comme nous vous l’avions déjà expliqué, le docteur Vincent SANCHEZ chargé du dossier de Vincent a reçu les différentes parties dans le cadre de la quatrième procédure collégiale démarrée en septembre. Une réunion de concertation avec des médecins a eu lieu en janvier.

Le Dr Sanchez doit rendre prochainement sa décision sur l’éventuel arrêt de l’alimentation et de l’hydratation.

Cette période revêt donc une particulière importance.

Lire la suite…

Le transfert de Vincent dans un établissement spécialisé vient d’être refusé par la Cour de Cassation

20 décembre 2017

Chers amis du Comité de soutien,

Avant la « trêve des confiseurs » et compte tenu de l’actualité, nous devions vous donner des nouvelles de la situation de Vincent.

Vendredi 15 décembre, la Cour de Cassation a rendu un arrêt dans lequel elle dénie aux parents de Vincent la possibilité de demander son transfert vers un autre établissement de santé.
« Seul le tuteur (… donc Rachel LAMBERT) est recevable à saisir le juge des tutelles (…) d’une demande relative à une décision ayant pour effet de porter gravement atteinte à l’intégrité corporelle de la personne protégée ou à l’intimité de sa vie privée », a prétendu la Cour de cassation dans son arrêt, alors que le transfert était demandé pour mettre fin aux atteintes à son intégrité corporelle !

« Au regard de l’état de santé (du patient) son transfert dans un autre
établissement de soins constituait un acte grave (…) de sorte que seule la tutrice était recevable à présenter la requête », a précisé la Cour de Cassation dans son arrêt annulant par là-même un arrêt de la cour d’appel de Reims en mars 2017 déclarant que les parents pouvaient faire cette demande.

Pourtant, Vincent se trouve dans une situation de maltraitance par omission de soins. Compte tenu de cette situation, les avocats des époux Lambert pensaient que la Cour allait confirmer la recevabilité des parents pour demander le transfert de leur fils.

En ne la reconnaissant pas, elle cherche à faire taire ceux qui s’opposent à la mort de Vincent et qui réclament, sur la foi des attestations des meilleurs spécialistes, qu’ils soit enfin soigné conformément aux exigences médicales

Aujourd’hui chers amis, Vincent est bien vivant, il réagit, ses parents le visitent quotidiennement, il pourrait être rééduqué à la déglutition, s’asseoir dans un fauteuil, être stimulé et pourtant tout cela lui est refusé.

Vous connaissez le regard de Vincent. Il n’en a pas changé. Ce regard nous interroge ? Allons-nous l’abandonner ?

Comme nous vous l’avions dit dans notre précédent message, l’équipe médicale du CHU dirigée par le Dr Vincent Sanchez a reçu les différentes parties dans le cadre de la quatrième procédure collégiale démarrée en septembre. Une réunion de concertation avec des médecins doit se tenir le 17 janvier. Après, une décision sera prise par le médecin.

Ne nous démobilisons pas.
Restons auprès de Viviane et Pierre, Pour la vie de leur fils.

N’hésitez pas à diffuser les nouvelles de Vincent sur les réseaux.

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Vincent Lambert a encore besoin de vous !

Chers amis du Comité de soutien,

Vous êtes restés trop longtemps sans nouvelles. Il est temps aujourd’hui de vous tenir au courant.

Vincent est toujours dans la même situation, vivant mais sans soins adaptés à son état. Nous avons, en vain, poursuivi les actions pour le faire transférer dans un établissement où il pourrait réellement être pris en charge.

Par ailleurs, un nouveau rebondissement s’est produit le 22 septembre : le docteur Vincent Sanchez, nouveau médecin en charge de Vincent au CHU de Reims, a informé la famille qu’une nouvelle procédure collégiale allait être engagée sur la demande du demi-neveu de Vincent, François Lambert. Comme les trois précédentes, elle peut aboutir à l’arrêt de l’alimentation et de l’hydratation de Vincent.

Les avocats ont immédiatement écrit au médecin pour lui dire qu’il ne suffisait pas que François Lambert demande une collégiale pour qu’il soit tenu de l’engager. Cela nécessite au préalable une suspicion d’obstination déraisonnable, ce que François ne peut pas savoir puisqu’il a reconnu ne plus venir voir Vincent depuis des années. Les avocats ont également rappelé que le médecin ne pouvait engager aucune procédure collégiale tant qu’aucune décision n’avait été rendue sur le transfert demandé, instance actuellement pendante devant la Cour de cassation.

La perspective de cette nouvelle procédure intervient alors que des chercheurs de Lyon ont annoncé que l’état de conscience d’un homme plongé dans un état végétatif depuis des années avait pu être augmenté grâce à une technique de stimulation nerveuse. C’est une avancée majeure de la recherche neurologique. Celui dont on dit qu’il est aujourd’hui « inaméliorable » peut l’être demain.

L’année 2017 a été, au plan judiciaire, une année importante dans l’accompagnement de Vincent Lambert et de la partie de sa famille qui souhaite qu’il soit traité comme un être humain handicapé, de manière respectueuse de son état.

  • Sur le plan pénal : les avocats des parents de Vincent ont déposé plainte pénale pour maltraitances, tentative d’assassinat en avril-mai 2013, violation du secret médical, séquestration et atteinte à la liberté individuelle contre le CHU et les médecins successifs de Vincent ; et pour tentative d’escroquerie au jugement et fausse attestation contre Rachel, épouse de Vincent. Un juge d’instruction a été saisi. Le procureur de la République a prétendu que les parents de Vincent seraient irrecevables dans ces demandes car ils ne subiraient selon lui pas de préjudice personnel de la situation (bien qu’ils soient présents dans sa chambre tous les jours…). Le juge d’instruction a refusé d’informer et considéré qu’ils étaient irrecevables comme parties civiles. Appel a été formé contre ces décisions devant la Chambre de l’instruction de la cour d’appel de Reims.
  • Sur le plan civil : le juge des tutelles avait refusé, en 2016, de transférer Vincent et de mettre fin aux interdictions arbitraires de visite, et avait même considéré les parents de Vincent comme irrecevables à présenter ces demandes. La cour d’appel de Reims les a au contraire déclarés recevables mais a refusé le transfert, estimant ne pas être compétente pour statuer sur les défauts de soins invoqués et prouvés. La Cour de cassation a été saisie.
  • Sur le plan administratif : le Conseil d’État a, dans son arrêt du 19 juillet 2017, mis fin aux demandes de François Lambert, demi-neveu de Vincent et partisan acharné de l’euthanasie de son oncle, de mettre en application la décision d’arrêt d’alimentation et d’hydratation entérales prise en janvier 2014 et dit qu’une telle décision d’arrêt ne peut être prise qu’après une nouvelle procédure collégiale.

Aujourd’hui, le combat se poursuit pour obtenir que Vincent soit enfin placé dans un établissement spécialisé, où il pourra recevoir les soins les plus appropriés, dont il est encore privé.

Plusieurs autres démarches sont réalisées parallèlement aux actions judiciaires :

  1. Les parents de Vincent ont pris au mot madame la ministre Agnès Buzyn qui a affirmé publiquement qu’elle veut traiter le sujet « avec les personnes concernées ». Un rendez-vous avec la ministre va ainsi être demandé. Des éléments qui prouvent que Vincent Lambert est bien vivant et qu’il peut faire des progrès lui seront montrés.
  2. Des contacts sont en cours auprès d’associations européennes, afin de trouver d’autres établissements qui soient prêts à l’accueillir et qui puissent être proposés.

Plus que jamais, faites circuler l’Appel pour Vincent auprès de vos proches.

Ces prochains mois seront déterminants. Vincent peut encore être transféré, ou mourir de faim et de soif. C’est la dernière ligne droite !

 

Comité de soutien - Vincent Lambert

La vidéo qui a fait prendre conscience de la réalité sur Vincent Lambert : il est bien vivant ! Ici le 5 juin 2015, après la décision de la CEDH.