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Comité de soutien à Vincent Lambert

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Category: L’affaire Vincent Lambert

Les amis de Vincent Lambert, réunis dans son comité de soutien, dénoncent une décision scandaleuse d’euthanasie prise par le docteur Sanchez

Paris, le 9 avril 2018

Communiqué

 

Les amis de Vincent Lambert, réunis dans son comité de soutien, dénoncent une décision scandaleuse d’euthanasie prise par le docteur Sanchez du CHU de Reims consistant à suspendre son alimentation et son hydratation.

Des médecins, chefs de services et spécialistes de la prise en charge des patients en EVC /EPR (patients en état végétatif et pauci-relationnel) avaient pourtant montré à l’hôpital de Reims que la situation de Vincent Lambert est positive, qu’il respire de manière autonome, que son état général est stable et qu’il ne relève pas d’une obstination déraisonnable. Vincent Lambert n’est ni sans conscience ni sans relation. On ne peut donc absolument pas dire de sa vie qu’elle est simplement végétative. Ces médecins qui n’ont pas pu rester silencieux et ont défendu Vincent sont l’honneur de la médecine.

Prendre aujourd’hui la décision d’arrêter l’alimentation et l’hydratation de Vincent revient à le mettre à mort alors que plusieurs établissements sont prêts à le prendre en charge. Au delà de Vincent, cette grave décision aura des répercussions sur des centaines de patients dans le même état.

Vincent Lambert est handicapé, il n’est pas en fin de vie ! 
Partagez la réalité sur sa situation !!!

Vincent Lambert est vivant et il ne veut pas mourir nous explique un médecin, professeur de neurologie.

Rien n’est perdu pour Vincent

Le 22 mars 2018

Chers amis du Comité de soutien,

Comme nous vous l’avions déjà expliqué, le docteur Vincent SANCHEZ chargé du dossier de Vincent a reçu les différentes parties dans le cadre de la quatrième procédure collégiale démarrée en septembre. Une réunion de concertation avec des médecins a eu lieu en janvier.

Le Dr Sanchez doit rendre prochainement sa décision sur l’éventuel arrêt de l’alimentation et de l’hydratation.

Cette période revêt donc une particulière importance.

Les parents de Vincent ont reçu le concours très important d’un des plus grands spécialistes des patients dans la situation de Vincent, médecin qui est unanimement respecté dans la profession dans laquelle il jouit d’une très grande autorité morale. Ce spécialiste a longuement argumenté sur un plan médical auprès du Dr SANCHEZ pour la poursuite des soins de Vincent et sa prise en charge dans un service spécialisé pour que l’on puisse exploiter ses capacités et lui permettre d’évoluer positivement puisqu’il respire de manière autonome, son état général est stable, il a des aptitudes relationnelles et de déglutition. Il ne relève donc pas d’un questionnement d’obstination déraisonnable.

En pratique, envisager pour lui l’interruption de l’alimentation entérale, avec pour effet son décès est totalement illégitime et inacceptable.

D’autres médecins spécialistes des patients comme Vincent, sollicités par un autre médecin reconnu de la profession, qui ont pu voir une vidéo de lui déglutissant la nourriture donnée par sa mère, se sont également manifestés auprès du Dr SANCHEZ pour témoigner qu’il ne relève pas d’une obstination déraisonnable mais d’une prise en charge dans un établissement spécialisé.

Rien n’est donc perdu pour Vincent.

 

Tutelle de Vincent : vigilance et confiance

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Lundi 1er février, Maître Jérôme Triomphe et Maître Jean Paillot assistaient Pierre et Viviane Lambert à l’audience du juge des tutelles de REIMS. Les deux avocats font un point sur la situation.

Quel était l’objet de cette audience ?

Le Juge des Tutelles a entendu en novembre dernier chacun des membres de la famille et le CHU. L’objet de l’audience de ce 1er février était d’entendre le Procureur de la République et les avocats des parties sur le principe d’ordonner une tutelle et sur la personne à qui confier la tutelle.

Comment s’est déroulée l’audience ?

L’audience a duré pratiquement 2 heures. Personne, durant l’audience, ne s’est caché que l’enjeu de la tutelle, c’était le transfert de Vincent Lambert dans un autre CHU, décision qui n’appartient d’ailleurs pas au tuteur mais au seul juge des tutelles.

On comprend mieux dès lors pourquoi ceux qui veulent la mort de Vincent étaient opposés à la tutelle tandis que nous la soutenons.

Le Procureur de la République a même précisé qu’il y avait consensus entre nous, le Parquet et le CHU pour un transfert de Vincent, le CHU ne souhaitant manifestement plus garder Vincent.

Le Procureur de la République a proposé que soit nommé un tuteur extérieur à la famille, et proposé également que Rachel Lambert soit désignée comme subrogé tuteur*, au motif qu’elle n’aurait jamais failli à ses obligations d’épouse… Ses propos sur ce point étaient assez surréalistes ! Et démontraient malheureusement une certaine méconnaissance de la réalité vécue par cette famille. Nous nous sommes opposés à ce que Rachel Lambert soit nommée subrogé tuteur en rappelant notamment qu’elle avait quitté Reims depuis 3 ans, qu’elle avait menti en Justice en faisant croire qu’elle habitait encore Reims pour se donner une légitimité, et qu’elle n’avait depuis 3 ans qu’un projet de mort pour son mari. Nous avons rappelé également que toute cette affaire était partie de son mensonge initial en complicité avec le Dr Kariger consistant à laisser en avril 2013 l’ensemble de la famille dans l’ignorance de l’arrêt de l’alimentation de Vincent et du fait qu’il allait mourir !

Nous avons en revanche demandé que, si le juge des tutelles souhaitait nommer un subrogé tuteur pour ne pas écarter la famille et reconstruire un espace de dialogue, il convenait de nommer également comme 2ème subrogé tuteur le frère de Vincent, David, qui soutient, comme ses parents, que Vincent n’est pas en situation d’obstination déraisonnable et mérite donc d’être respecté dans son intégrité.

La décision sera rendue le 10 mars 2016.

Nous sommes confiants sur la nomination d’un tuteur car il n’existe en réalité pas d’autre solution pour sortir du statu quo actuel, dont personne ne veut et qui se fait au détriment de Vincent. Et une fois le tuteur nommé, nous voyons mal comment le transfert ne pourrait pas être décidé, compte tenu de l’attitude suffocante des membres de l’équipe médicale qui, non seulement se sont acharnés trois fois à vouloir provoquer la mort de Vincent, se sont compromis dans un spectaculaire conflit d’intérêts en accompagnant Rachel Lambert devant la Cour européenne des droits dits de l’homme pour soutenir sa démarche, et lui refusent aujourd’hui encore les soins élémentaires de mise au fauteuil et de kinésithérapie.

Nous espérons que ce transfert permettra une prise en charge réelle de Vincent et le fera sortir du véritable univers carcéral dans lequel il se trouve : encore à Noël, ses neveux et nièces ont été interdits de le visiter en application d’une liste de proscription que le CHU a arbitrairement édictée tout en refusant de nous la communiquer. Nous espérons également que cette prise en charge permettra une rééducation à la déglutition et à l’alimentation par la bouche, mais également qu’elle permettra, le temps aidant, à cette famille brisée de refaire l’unité qui était la sienne avant que le Dr Kariger entre avec effraction dans leurs vies.

* Selon l’article 454 du Code Civil (version au 1er janvier 2009), « […] le subrogé curateur ou le subrogé tuteur surveille les actes passés par le curateur ou par le tuteur en cette qualité et informe sans délai le juge s’il constate des fautes dans l’exercice de sa mission. » Il n’a donc pas de pouvoir direct.

Double actualité brûlante autour de Vincent Lambert

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Les semaines passées ont été calmes mais l’affaire Vincent Lambert est comme l’eau qui dort : il faut rester vigilant. La preuve avec deux actualités importantes, l’une chargée d’espoir, la seconde beaucoup moins… Lundi, 1er février, sera examinée par un juge rémois la demande de mise sous tutelle de Vincent Lambert afin de protéger ses intérêts. Nous avons interrogé pour vous les avocats de Viviane Lambert. Quasi dans le même temps, le Parlement vient de voter un texte sur la fin de vie.

1) Une mise sous tutelle examinée lundi : gage d’espoir ?

Maîtres Jean Paillot et Jérôme Triomphe, avocats de Viviane Lambert apportent leur éclairage sur l’enjeu de l’audition du lundi 1er février, qui pourrait aboutir à la nomination d’un tuteur à la fin du mois de février.

A priori, la désignation annoncée d’un tuteur est-elle une avancée positive dans l’affaire ?

Maîtres : Oui, la nomination d’un tuteur serait une avancée positive. Attention, le seul fait de saisir un juge des tutelles ne signifie pas nécessairement qu’un tuteur va être nommé. La partie n’est donc pas gagnée et le juge sera amené à réfléchir, non pas seulement sur le nom du tuteur, mais d’abord sur l’opportunité de cette mesure. A notre avis, une telle nomination serait pertinente, car elle permettrait de faire valider par un tiers le bien fondé de notre position, consistant à ce qu’un transfert soit ordonné et que les soins nécessaires soient repris. Les éléments médicaux que nous apportons en ce sens devraient nous permettre d’obtenir gain de cause.

Qui peut être désigné : un membre de la famille ou au contraire une personne extérieure, un expert, un médiateur ?

Maîtres : De façon habituelle, un membre de la famille est nommé, et dans les cas difficiles, un tiers peut être nommé. Dans ce cas de figure, où l’antagonisme familial est fort, une personne extérieure à la famille serait plus indiquée, voire une personne morale.

Comment les parents de Vincent Lambert vivent-ils cette nouvelle étape ?

Maîtres : Ils sont confiants. Il est nécessaire de sortir de l’impasse actuelle. La nomination d’un tuteur fera avancer la situation actuelle, qui n’est pas admissible et qui n’est plus tenable.

2) Les parlementaires votent une loi alarmante sur la fin de vie

Interrogé par Gènéthique, site d’information sur la bioéthique, Maître Jean Paillot explique avec rigueur les problèmes que soulève ce texte pour les grands handicapés, les risques pour ces derniers et ce que sous-tend de radical l’esprit de cette loi.

Extrait :   » Il ne faut pas être dupe : ce texte ouvre la porte aux euthanasies par omission, dès lors qu’il admet la légitimité d’un arrêt d’alimentation et d’hydratation artificielles d’une personne handicapée et incapable de donner elle-même son consentement, arrêt dont les conditions d’accès ne sont pas parfaitement précises et sont insuffisamment entourées de garanties. « 

Lire l’intégralité de l’entretien sur Gènéthique

Vincent Lambert et la PPL fin de vie : le député Jean Leonetti sourd et suffisant

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Vincent Lambert et la PPL fin de vie : le député Jean Leonetti suffisant et sourd

Le comité de soutien à Vincent Lambert a suivi l’examen en commission de la PPL fin de vie (à revoir ici). Il remercie les députés Xavier Breton et Véronique Besse qui acceptent de confronter la législation actuelle à la situation de Vincent Lambert. En revanche le comité regrette l’attitude de déni et de fermeture du député Jean Leonetti qui s’oppose aux évolutions de sa loi (2005) de nature à empêcher d’autres drames, alors même que ce sont des défaillances de cette loi qui ont rendu possible le scandale que l’on connaît.

Le député se pose en représentant d’une vérité médicale unique qui ne ferait l’objet d’aucun débat. Il méprise les voix divergentes en les qualifiant de « postures ». Et pourtant des voix autorisées qu’on peut difficilement qualifier de « postures », interpellent sans relâche.

Ainsi la dernière tribune du professeur d’éthique médicale Emmanuel Hirsch (Huffington Post 28 septembre 2015) : « Vincent Lambert la logique du pire » souligne l’urgence pour les responsables politiques de se saisir de la question : « Les atermoiements ne sont plus possibles » (…) « Sait-on que désormais dans les structures spécialisées qui accompagnent dans leur projet d’existence des personnes handicapées comme l’est M. Vincent Lambert, des familles confient avec émotion aux équipes : « Ne le laissez pas tomber ; prenez soin de lui : ce n’est pas Vincent Lambert ! »

Prévenir les situations où le médecin n’est ni compétent ni vertueux

Le naufrage de l’affaire Vincent Lambert est une 1ère dans l’histoire médicale de notre pays. Il a eu lieu parce qu’à un moment, un médecin s’est obstiné, malgré l’opposition d’une partie de la famille. Et c’est la loi de 2005 qui a rendu possible cette situation : c’est pourquoi aujourd’hui il faut changer la loi. Le législateur ne peut donner un pouvoir aussi important à un médecin, en le présumant compétent et vertueux. Dans notre corps législatif, c’est le seul exemple d’un homme seul sur qui repose un pouvoir aussi important qui peut mettre en jeu la vie d’un homme. Pour toutes les décisions importantes et graves, dans n’importe quel domaine de la vie sociale, les décisions graves et importantes sont prises par plusieurs personnes statuant à voix égales.

Qu’est-ce que le Conseil d’Etat a validé en juin 2014 ?

Jean Leonetti repousse toute révision de sa loi demandée en réaction à l’affaire Vincent Lambert, en revendiquant une validation par la décision du conseil d’Etat du 24 juin 2014.

Examinons d’abord l’expertise médicale qui a fondé cette décision. Les experts médicaux mandatés début 2014 par le Conseil d’Etat n’ont pas donné une approbation pour l’élimination de Vincent Lambert. Ils ont même tenu à faire part de leur opposition.

Des éléments récents complètent cette expertise. L’état de conscience des personnes comme Vincent fluctue, il peut varier selon les périodes ; ainsi, au cours de cet été,  plusieurs spécialistes des personnes cérébrolésées  ont pu observer Vincent par vidéo et ont certifié qu’aujourd’hui son état est celui d’une personne pauci-relationnelle (en état de conscience minimale) ; ce même diagnostic avait déjà été posé lors d’une expertise effectuée en 2011 par le meilleur spécialiste européen de l’évaluation du niveau de conscience. Mais surtout, sur le plan éthique, l’enjeu de la mise à mort ou non de Vincent est le même, quel que soit son état de conscience (en état d’éveil non répondant ou en état de conscience minimale).

Le 24 juin 2014, le Conseil d’Etat a indiqué que la décision du Dr Kariger d’arrêter l’alimentation et l’hydratation de Vincent Lambert n’était pas contraire à la législation française actuelle.

Or une loi qui autorise un médecin à poser un acte de nature euthanasique (c’est-à-dire un acte consistant à provoquer intentionnellement la mort d’une personne par une action ou une omission, afin de supprimer une souffrance présente, suspectée, ou à venir ou pour supprimer une vie jugée indigne) n’est pas conforme à l’éthique médicale. Un acte qui contribue à donner la mort ne peut être un acte médical dont la nature est de soigner, soulager, guérir.

C’est pourquoi il faut changer les dispositions de la loi de 2005 qui ont rendu possible le drame Vincent Lambert.

Et la décision de la CEDH ?

Par sa décision du 5 juin dernier, la Cour européenne des droits de l’homme a indiqué que la législation française autorisant l’arrêt de la nutrition et de l’hydratation d’une personne cérébrolésée n’est pas contraire à la convention européenne des droits de l’homme. Cette déclaration donne à s’interroger sur la réalité des droits individuels protégés en Europe, mais elle ne constitue pas une décision ordonnant de mettre à mort Vincent.

Vincent Lambert n’est pas « maintenu en vie », il vit.

A l’origine de ce naufrage : une erreur  médicale par un médecin qui a considéré à tort Vincent Lambert, patient  atteint de lésions cérébrales sévères. Une erreur médicale par un médecin qui, devant des manifestations d’inconfort aux soins réalisés, a considéré à tort que ce grand handicapé exprimait une volonté de mourir.

S’en est suivie une chaine de décisions inhumaines : suppression des actes de kinésithérapie, refus des soins, et surtout menace d’arrêt de son alimentation et de son hydratation qui conduirait à sa mort.

Vincent n’est pas en fin de vie, il est vivant. Il n’est pas « maintenu en vie », il vit. Les personnes à conscience altérée comme Vincent ne peuvent en aucun cas être considérées comme ayant seulement une  vie biologique (ce qualificatif correspondant uniquement à la mort encéphalique avec maintien en survie des organes en vue de transplantation.). Elles doivent être reconnues par la société comme des personnes en situation de handicap sévère requérant la plus grande des sollicitudes du fait de leur grande vulnérabilité et étant dans l’incapacité d’exprimer leur choix.

Rester mobilisé

Vincent Lambert est l’otage d’un débat politico-médiatique sur la fin de vie, l’euthanasie, et sur la place des plus vulnérables dans la société. Depuis des mois, le scandale Vincent Lambert choque et invite à l’action. C’est la raison d’être du comité de soutien à Vincent Lambert.

Etape à suivre : à l’Assemblée nationale le débat de la PPL fin de vie les 5 et 6 octobre en séance.

Etapes clefs du volet judiciaire

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Etapes clés de l’affaire Vincent Lambert

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