Je soutiens Vincent

Comité de soutien à Vincent Lambert

Déjà 105613 soutiens !

Category: Vincent Lambert

Première Victoire

Chers amis,

Jeudi 23 juillet, nous avons vécu un grand jour pour Vincent Lambert et sa famille.

La décision prise par le CHU de Reims est de nature à préserver la vie de notre ami Vincent.
Nous nous félicitons de cette victoire d’étape et voulons tous vous remercier pour votre engagement personnel dans cette noble cause et pour toutes les actions que vous avez menées ces dernières semaines.

Merci à ceux qui hier ont soutenu les parents par leur présence à Reims ou par la pensée. La maman de Vincent, très touchée par votre mobilisation massive et généreuse, adresse à chacun de vous des remerciements : « Nous sommes fatigués par ces années de lutte pour la survie de notre fils. Je peux vous assurer que votre soutien été un réconfort permanent. Nous vous devons beaucoup. Merci à chacun d’entre vous. »

Précisons que Vincent a progressé depuis l’expertise du Conseil d’Etat il y a 16 mois. Il a été filmé dernièrement en train de déglutir sans difficulté de la nourriture et de l’eau. Tous les spécialistes qui ont vu cette vidéo sont formels : il n’est plus dans un état végétatif mais pauci-relationnel et il doit être rééduqué à manger par la bouche.

Aujourd’hui donc, nous sommes d’abord soulagés, la menace de mort qui pesait sur Vincent, s’est éloignée.

Cependant il faut rester mobilisés : l’étape suivante à franchir est celle du transfert de Vincent dans un établissement qui pourra prendre soin de lui.

Merci de rester à nos côtés, pour défendre Vincent.
Le Comité de soutien à Vincent Lambert le 24 juillet 2015

Vers l’euthanasie ?

Pourquoi Vincent ne peut être euthanasié !

Par le Dr Bernard Jeanblanc, médecin chef d’une Unité pour polyhandicapés et d’une Unité pour des patients en état pauci-relationnel (Strasbourg)

J’écris ces quelques lignes devant la dernière photo de Vincent en ma présence en décembre dernier et la première question qui me vient à l’esprit est la suivante :

Qui aura l’audace, je ne parle pas de courage, de mettre en application la décision du cynique Dr Kariger, laissant à d’autres le soin d’exécuter sa sentence ?

Comment va s’y prendre ce médecin pour annoncer à Vincent que l’on va arrêter son alimentation et son hydratation ? Ne perdons pas de vue que l’on parle à Vincent, qu’on l’informe de tous les gestes que nécessitent ses soins quotidiens, que les soignants restent toujours très attentifs à ces réactions, qu’ils savent reconnaitre ses moments de satisfaction ou de désagrément. Chacun continue à se comporter avec lui comme s’il comprenait tout (soignants ou proches).

Ce médecin sera-t-il animé au dernier moment d’un doute sur la soi-disant volonté de Vincent d’en finir avec la vie, ou figé dans sa certitude comme le fut l’équipe du Dr Oportus ?

Sera-t-il sensible au regard de Vincent dont l’expression ne peut que nous interroger ? Je garde en mémoire ce regard qu’il m’a lancé lors de ma dernière visite lorsque je me suis présenté à lui, regard étonné et interrogatif.

Trouvera-t-il les mots pour éviter la violence de l’annonce de sa mort programmée ? Non car il n’y en a pas ! mais je peux déjà entendre ce qu’il lui dira : « Ne vous inquiétez surtout pas, nous allons vous endormir profondément, vous ne souffrirez pas, vous ne vous rendrez compte de rien. » Sans perdre de temps (un peu d’humanité je vous prie !) une perfusion intraveineuse est mise en place et l’endormissement est entrepris par une première injection d’Hypnovel, suivi de l’entretien de ce sommeil profond à l’aide d’une perfusion continue à débit variable de ce produit. Pour rester très professionnel on associera des morphiniques.

Il n’est pas vain de rappeler que la première tentative d’arrêt de l’alimentation de Vincent ne s’était accompagné d’aucune sédation et que les 31 jours de privation de nourriture ont été loin du « long fleuve tranquille », comme en témoignent les observations consignées dans le dossier de soins. Mais le Dr Kariger reconnait les erreurs de son équipe et jure que cela ne se renouvèlera pas !

Cette sédation terminale prolongée ne saurait être euthanasique, le décès ne devant être que la conséquence de l’arrêt du traitement (alimentation et hydratation), à savoir la déshydratation . Ainsi on s’acheminerait vers une lente agonie. Ne perdons pas de vue que Vincent est en bonne santé, qu’il n’est (faut-il encore le répéter) pas atteint d’une maladie incurable et qu’il a déjà pu lutter contre la mort pendant 31 jours avec un demi litre d’eau par jour !
Cette agonie pourrait se prolonger au moins pendant deux semaines (Hervé Pierra est décédé dans des conditions atroces au 12ème jour de l’arrêt de son hydratation).

Peut-on imaginer un seul instant ce que pourrait vivre bien sûr les proches mais aussi les soignants devant poursuivre les soins de base requis faisant chaque jour une toilette s’apparentant à une toilette mortuaire ?

Gardons à l’esprit que proches et soignants ne seraient pas dans un processus d’accompagnement d’une personne en fin de vie imminente, atteint d’une maladie incurable avec une souffrance réfractaire ; mais des témoins impuissants d’un processus de « faire mourir » une personne pour laquelle on a cru comprendre qu’elle exprimait un désir de mourir, et qu’elle n’aurait pas souhaité être maintenu dans cet état (comme tout un chacun à qui on poserait cette question).

Alors un peu d’humanité, comme le suggère Didier Sicard, « poussons la seringue » pour abréger cette agonie insupportable. Mais bien sûr ne parlons pas d’euthanasie !

Premiers signataires

  • Laurent Lafforgue, mathématicien (médaille Fields 2002)
  • Dominique Lapierre, écrivain
  • Jean-Christian Petitfils, historien
  • Thibaud Collin, philosophe
  • Eric Germain, doyen de la faculté de droit de Lorraine
  • Anne-Marie Morgand, mère de Philippe en état de conscience minimale
  • Dr Bernard Lange, neurologue et dir. du Centre de rééducation fonctionnelle pour patients en état végétatif chronique et en état pauci-relationnel (Toulouse)
  • Dr  Bertrand Brugerolle, spécialiste en médecine physique et réadaptation (Nancy)
  • Josette Bury, présidente AFTC Lorraine (Association de Familles de Traumatisés Crâniens)
  • Astrid Nielsen, épouse de Lasse Nielsen, en état de conscience minimale
  • Hervé Messager, kiné de Vincent Humbert (Pas-de-Calais)
  • Hugues de Valonne, président de l’ALAGH (Association Lorraine d’Aide aux Grands Handicapés)
  • Dr Bernard Jeanblanc, médecin chef d’une Unité pour polyhandicapés et d’une Unité pour patients en état pauci-relationnel (Strasbourg)
  • Charles Beigbeder, chef d’entreprise
  • Pr Xavier Ducrocq, neurologue en CHU (Nancy)
  • Jacques Bompard, député-maire d’Orange

Signez l’Appel

Sa situation médicale

 

 

 

 

 

Qui est Vincent Lambert ?

A lire sur Vincent Lambert :

 

 

 

 

 

 

© 2018 Je soutiens Vincent

Theme by Anders NorenUp ↑