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Comité de soutien à Vincent Lambert

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La vérité sur l’état de santé de Vincent

On entend souvent dans la presse des affirmations sur l’état de santé de Vincent qui se serait très dégradé. Qu’en est-il en vérité ? Avec l’aide de personnes du monde de la santé qui ont rencontré Vincent, faisons le point sur les principales affirmations entendues.

 

Vincent Lambert © Comité de soutien à Vincent Lambert 2015

Vincent n’est pas malade, mais handicapé. Il est atteint d’un état de handicap très sévère, mais stabilisé, sans réel espoir de réversibilité, compatible avec une durée de vie de plusieurs années. Il n’est absolument pas en fin de vie. Pour preuve, depuis plus de 2 ans qu’est programmée cette fin de vie, celle-ci n’est pas survenue spontanément. Même quand il fut privé de nourriture pendant 31 jours. Vincent est bien vivant, sans menace immédiate sur ses jours.

Vincent Lambert © Comité de soutien à Vincent Lambert 2015

Vincent n’est pas dans le coma. Il s’éveille, dort. Il ouvre les yeux, tourne la tête tantôt à droite, tantôt à gauche, remue parfois la jambe gauche, déglutit sa salive. Il respire sans machine, comme vous et moi. Mais il ne parle pas. Il n’a pas été possible d’établir de code de communication fiable, car il ne donne aucun signe de réaction immédiatement interprétable. Mais il est bien capable d’attirer l’attention sur lui en agitant sa jambe gauche. Les spécialistes ont pu dire qu’il était en état de conscience minimale plus, d’autres ont dit qu’ils ne pouvaient éliminer l’existence d’une conscience. Les examens sophistiqués requis (IRM fonctionnelle) n’ont jamais été réalisés. Et Vincent n’a pas été récemment examiné en présence de ses familiers, ce qui est essentiel pour juger de l’existence d’une conscience. Pour difficile qu’elle soit une relation est possible avec Vincent, un échange – silencieux, à peine perceptible -, que l’on pourrait comparer à ce qui existe avec des personnes autistes.

Tableau récapitulatif des caractéristiques cliniques du coma et des états apparentés (extrait du livre de Steven Laureys « Un si brillant cerveau »).
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Vincent Lambert © Comité de soutien à Vincent Lambert 2015

Rien ne permet de penser que Vincent souffre, physiquement comme psychologiquement. Les soignants, tout comme les proches, savent parfaitement identifier les signes de souffrance des personnes peu conscientes ou non communicantes. Des grilles d’évaluation spéciales ont été élaborées et sont utilisées là où c’est nécessaire. Quand Vincent agite spontanément sa jambe gauche, c’est généralement pour signaler un inconfort. Il a été dit que, à une époque,  son comportement d’opposition aux soins – qui n’existe plus depuis longtemps, s’il a jamais existé – traduisait une volonté de mourir ! Tous les spécialistes de ces patients ont unanimement dénoncé une telle interprétation. Les experts divergent sur la possibilité d’une perception consciente de la douleur chez Vincent, mais aucun n’a fait mention de tels signes.

Vincent Lambert © Comité de soutien à Vincent Lambert 2015

Vincent vit sans être relié à aucune machine. Il ne peut même pas être « débranché », comme on l’entend dire, puisqu’il n’est pas « branché ». Seule sa nutrition comporte un degré d’artifice, parce que, paralysé, il ne peut se nourrir seul. Vincent est nourri parce qu’il vit. Parce qu’on mange pour vivre. On ne vit pas pour manger . On ne mange pas pour se soigner.

Est-ce que devoir être nourri par un tiers – comme un nourrisson par exemple – est de l’acharnement thérapeutique ? Si ce tiers, faute de temps, est remplacé par une pompe, cela devient de l’acharnement thérapeutique ? Des personnes comme Vincent sont alimentées par une gastrostomie avec une alimentation naturelle dont la consistance est adaptée. Vincent peut même de nouveau déglutir depuis plusieurs mois et pourrait, si on s’en donnait la peine, être partiellement nourri par la bouche. Et il le fait, quand on le lui propose, avec grandes précautions. Mais il ne reçoit pas la rééducation nécessaire pour cela.

Est-ce que recevoir de la kinésithérapie pour limiter les conséquences de l’immobilisation est de l’acharnement thérapeutique ? Mais Vincent n’a aucune rééducation depuis 2 ans et demi.

Est-ce que parler à quelqu’un qui ne vous répondra pas est de l’acharnement ? Acharnement relationnel ?

La réalité c’est que Vincent fait l’objet d’un abandon thérapeutique et pas d’un acharnement. Il est maltraité quand on ne s’occupe pas de lui comme il le devrait et non parce qu’on le soigne et qu’on respecte sa vie.

2 Comments

  1. Merci pour ce partage, j espère que Vincent aura droit aux soins qu il mérite en tant qu etre humain vivant. Le monde s attendrit plus d un chaton que de ses semblables.
    La societe fuit et cache le handicap. Il y a la loi de 2005, mais la mentalité des personnes à peu évoluée. Il faut traverser l épreuve pour comprendre et avoir de l empathie pour etre en faveur d autrui.
    Ma fille est nourri par gastrotomie et son sourire est le plus radieux de tous les enfants de la garderie. C est l amour qui rend heureux. Merci à ses parents pour leur amour indémontable.

  2. Même si Vincent est dans un état de conscience minimale, il est bien vivant et sans l’aide d’aucune machine. Il doit même être d’un état de santé assez bon pour avoir survécu autant de jours sans nourriture ! Je pense qu’on la abandonné tout simplement. Il devrait avoir de la kiné tous les jours, on devrait lui parler (même si l’on ne sait s’il comprend !) On devrait lui donner sa nourriture par la bouche puisqu’il sait déglutir (à revoir bien sur s’il s’étrangle). Apparemment, il ne souffre pas, bouge la tête et les yeux et même une jambe. C’est une personne handicapée qu’on laisse à son sort alors que je sais qu’un acharnement de SOINS ADAPTES devrait, lui, être fait. Il est même honteux qu’on l’ait privé de nourriture !!! Il est VIVANT ! et n’est pas dans le coma non plus. Je ne vois pas, dès lors, la justification de mettre fin à sa vie. Je suis contre le véritable acharnement thérapeutique et je sais de quoi je parle, mon cher époux étant décédé ce mois de janvier après 6 opérations cardiaques coup sur coup. Tout a été tenté……mais son coeur a fini par lâcher ! Les médecins m’avaient demandé mon avis et il a même été, à un moment renourri bien que peu d’espoir……il souffrait trop avec sa sonde, on a donc du la lui retirer, mais son coeur était usé……Il est parti dans mes bras, doucement à l’aube. Mais j’ai vu des cas plus terribles encore que celui de Vincent qui s’en sont sortis contre toute attente !!!
    Alors ! Qui lui donnera la mort ????????

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