Lorsque j’ai entendu parler de Vincent Lambert dans les médias, je n’ai pas fait immédiatement le rapprochement avec le camarade de classe de collège qu’avait été Vincent. Pourtant, avant même de prendre conscience qu’il s’agissait bien de lui, le parti-pris pro-euthanasie de l’écrasante majorité des médias m’est apparu évident.

Par la suite, je me suis informé sur son véritable état de santé, à travers les témoignages de médecins et d’avocats ou auprès de sa maman que j’ai pu avoir au téléphone. Ma première impression s’est vu confirmée : Vincent n’est pas celui que les médias décrivent. En état pauci-relationnel, il a des moments de conscience, très souvent en fin de journée. Il ressent des émotions et il lui est arrivé de verser des larmes. L’injustice et l’inhumanité dont il est victime me révulsent. Son état exige qu’il rejoigne un centre médical spécialisé où sa santé pourrait sensiblement s’améliorer.

Je conserve le souvenir d’un garçon énergique et sportif, aimant beaucoup jouer au football sur le terrain de sport de l’école, chahuteur à l’occasion  en classe et en récréation. Jovial, Vincent aimait la vie. Vincent aime toujours la vie. Vincent ne veut pas mourir. Vincent a besoin de nous comme nous avons besoin de lui. Chacun de nous peut se reconnaître en Vincent, que nous le connaissions personnellement ou non. Son visage est bien celui de l’humanité souffrante devenue intolérable pour certains de nos contemporains.

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