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Comité de soutien à Vincent Lambert

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Tag: Vincent Lambert (page 1 of 2)

Octobre 2017 : le point sur la situation de Vincent Lambert

Vincent Lambert a encore besoin de vous !

Chers amis du Comité de soutien,

Vous êtes restés trop longtemps sans nouvelles. Il est temps aujourd’hui de vous tenir au courant.

Vincent est toujours dans la même situation, vivant mais sans soins adaptés à son état. Nous avons, en vain, poursuivi les actions pour le faire transférer dans un établissement où il pourrait réellement être pris en charge.

Par ailleurs, un nouveau rebondissement s’est produit le 22 septembre : le docteur Vincent Sanchez, nouveau médecin en charge de Vincent au CHU de Reims, a informé la famille qu’une nouvelle procédure collégiale allait être engagée sur la demande du demi-neveu de Vincent, François Lambert. Comme les trois précédentes, elle peut aboutir à l’arrêt de l’alimentation et de l’hydratation de Vincent.

Les avocats ont immédiatement écrit au médecin pour lui dire qu’il ne suffisait pas que François Lambert demande une collégiale pour qu’il soit tenu de l’engager. Cela nécessite au préalable une suspicion d’obstination déraisonnable, ce que François ne peut pas savoir puisqu’il a reconnu ne plus venir voir Vincent depuis des années. Les avocats ont également rappelé que le médecin ne pouvait engager aucune procédure collégiale tant qu’aucune décision n’avait été rendue sur le transfert demandé, instance actuellement pendante devant la Cour de cassation.

La perspective de cette nouvelle procédure intervient alors que des chercheurs de Lyon ont annoncé que l’état de conscience d’un homme plongé dans un état végétatif depuis des années avait pu être augmenté grâce à une technique de stimulation nerveuse. C’est une avancée majeure de la recherche neurologique. Celui dont on dit qu’il est aujourd’hui « inaméliorable » peut l’être demain.

L’année 2017 a été, au plan judiciaire, une année importante dans l’accompagnement de Vincent Lambert et de la partie de sa famille qui souhaite qu’il soit traité comme un être humain handicapé, de manière respectueuse de son état.

  • Sur le plan pénal : les avocats des parents de Vincent ont déposé plainte pénale pour maltraitances, tentative d’assassinat en avril-mai 2013, violation du secret médical, séquestration et atteinte à la liberté individuelle contre le CHU et les médecins successifs de Vincent ; et pour tentative d’escroquerie au jugement et fausse attestation contre Rachel, épouse de Vincent. Un juge d’instruction a été saisi. Le procureur de la République a prétendu que les parents de Vincent seraient irrecevables dans ces demandes car ils ne subiraient selon lui pas de préjudice personnel de la situation (bien qu’ils soient présents dans sa chambre tous les jours…). Le juge d’instruction a refusé d’informer et considéré qu’ils étaient irrecevables comme parties civiles. Appel a été formé contre ces décisions devant la Chambre de l’instruction de la cour d’appel de Reims.
  • Sur le plan civil : le juge des tutelles avait refusé, en 2016, de transférer Vincent et de mettre fin aux interdictions arbitraires de visite, et avait même considéré les parents de Vincent comme irrecevables à présenter ces demandes. La cour d’appel de Reims les a au contraire déclarés recevables mais a refusé le transfert, estimant ne pas être compétente pour statuer sur les défauts de soins invoqués et prouvés. La Cour de cassation a été saisie.
  • Sur le plan administratif : le Conseil d’État a, dans son arrêt du 19 juillet 2017, mis fin aux demandes de François Lambert, demi-neveu de Vincent et partisan acharné de l’euthanasie de son oncle, de mettre en application la décision d’arrêt d’alimentation et d’hydratation entérales prise en janvier 2014 et dit qu’une telle décision d’arrêt ne peut être prise qu’après une nouvelle procédure collégiale.

Aujourd’hui, le combat se poursuit pour obtenir que Vincent soit enfin placé dans un établissement spécialisé, où il pourra recevoir les soins les plus appropriés, dont il est encore privé.

Plusieurs autres démarches sont réalisées parallèlement aux actions judiciaires :

  1. Les parents de Vincent ont pris au mot madame la ministre Agnès Buzyn qui a affirmé publiquement qu’elle veut traiter le sujet « avec les personnes concernées ». Un rendez-vous avec la ministre va ainsi être demandé. Des éléments qui prouvent que Vincent Lambert est bien vivant et qu’il peut faire des progrès lui seront montrés.
  2. Des contacts sont en cours auprès d’associations européennes, afin de trouver d’autres établissements qui soient prêts à l’accueillir et qui puissent être proposés.

Plus que jamais, faites circuler l’Appel pour Vincent auprès de vos proches.

Ces prochains mois seront déterminants. Vincent peut encore être transféré, ou mourir de faim et de soif. C’est la dernière ligne droite !

Le Comité de soutien à Vincent Lambert

Vincent Lambert abandonné : ses amis lancent un appel

Le maintien en vie de Vincent Lambert, tétraplégique, divise depuis plusieurs années sa famille. Certains de ses amis viennent de lancer un comité de soutien pour améliorer ses conditions de vie. 

Vincent Lambert : oubli ou renoncement anticipé ?

Huffintong post © Vincent Lambert

 

Tribune du 21 avril 2015 publiée par Emmanuel Hirsch, Professeur d’éthique médicale à l’université Paris Sud, auteur de « Fin de vie. Le choix de l’euthanasie ? » aux éditions du Cherche Midi.

Emmanuel Hirsch © Comité de soutien à Vincent Lambert

Le 25 juin 2014 je publiais un article sur mon blog du HuffPost: «  Intéressons-nous aux soins prodigués à Vincent Lambert ! » Il est resté sans la moindre suite apparente, et aucun débat n’a eu lieu depuis à ce propos. Comme si cette préoccupation n’était pas recevable, n’intéressait personne. Ou alors qu’il s’agissait d’une « affaire classée », d’une « cause perdue » ne justifiant plus de mobiliser ne serait-ce que nos valeurs de sollicitude. L’irruption publique de cet événement personnel, intime, familial, fortement médiatisé et à tant d’égard embarrassant, aurait été ainsi reléguée au plus loin de considérations désormais hors champs, couvertes par un secret médical dont on sait quelle en a été la rigueur et la consistance au cœur de l’affaire, voire après… Nombre de témoignages dénoncent pourtant au fil des semaines une situation pour le moins incertaine et qui en appellerait à quelques clarifications.

Lire la suite sur le site du Huffington Post.

 

Les amis de Vincent Lambert se mobilisent, « il est abandonné »

France info © Vincent Lambert

Les amis d’enfance de Vincent Lambert lancent un comité de soutien sur Internet pour améliorer les conditions d’hospitalisation de ce dernier, qu’ils estiment dégradées depuis un an.

Vincent Lambert, c’est cet homme devenu tétraplégique après un accident de voiture. Sa famille se divise depuis des années autour de lui. Faut-il ou pas le maintenir en vie ? C’est désormais à la Cour européenne des droits de l’Homme de prendre une décision. En attendant, Emmanuel, Guillaume, Benoit ou encore Sophie se mobilisent. Ils ont connu Vincent alors qu’ils étaient encore enfants. Sur le site jesoutiensvincent.com, on y retrouve des témoignages, mais aussi une vidéo de Vincent Lambert sur son lit d’hôpital.

La suite sur le site de France Info

Des amis d’enfance de Vincent Lambert veulent le garder en vie

À l’approche de la décision de la Cour européenne des droits de l’homme (CEDH) sur le sort de Vincent Lambert, ce jeune accidenté de la route en «état de conscience minimal» dont le maintien en vie divise sa famille, un comité de soutien vient d’être créé par ses amis d’enfance…

Le Figaro

Le témoignage de Sophie

J’ai fait la connaissance de la famille Lambert en 1987. Chaque année nous nous retrouvions pendant les vacances d’été. J’ai toujours été impressionné par Viviane, une maman attentive, aimante et se donnant complètement à ses enfants.

Au fil des années, je peux dire que de solides liens d’amitié se sont créés entre nos deux familles.

Quand Vincent était pensionnaire dans le sud de la France, il venait toutes les trois semaines à la maison, et ce pendant trois années consécutives de 1989 à 1991. Il s’est très vite adapté à notre maison et notre vie familiale. Je dirais même qu’il faisait partie intégrante de notre famille ; pour moi, il était comme un autre fils. D’ailleurs, Vincent s’entendait à merveille avec mon fils Laurent, presque du même âge.

Nous aimions beaucoup Vincent qui offrait une personnalité très riche. Enjoué de caractère, très gai, il s’intéressait à toutes nos conversations et était ouvert aux autres et à tout ce qu’il pouvait apprendre.

Malgré l’éloignement géographique, nous avons ensuite gardé des liens très serrés et affectueux avec Vincent. Je lui ai rendu visite à son nouveau domicile avec son épouse. Je me souviens alors d’une conversation au sujet de sa jeunesse. Je lui ai demandé si ces années de pensionnat ne lui avaient pas été trop pénibles et il m’a répondu qu’au contraire, cela avait été les meilleures années de son adolescence. Il était aussi très heureux de nous annoncer la naissance de son premier enfant.

Je voudrais pour finir vous donner ma conviction la plus sincère. Même handicapé et mutilé de ses facultés physiques après ce terrible accident, je suis persuadé que le fond de son être et sa personnalité subsistent.

Sophie Noui

Retour aux témoignages

Mon fils, Franck.

  franck-melissa-bFranck

Le 4 octobre 2001, mon fils a été victime d’un grave accident de la route. Il n’a pas été blessé mais a subi un arrêt cardiaque. Les secours sont arrivés sur le lieu assez rapidement mais Franck a quand même manqué d’oxygène ; son cerveau en a gardé des séquelles. Tout fonctionne normalement chez Franck, il y a juste son cerveau qui n’arrive plus à commander.

Franck est aujourd’hui dans son petit monde à lui. Il est toujours heureux et souriant. Il reconnaît tout le monde.  Quand il entend arrivé quelqu’un  qu’il connaît, il se met à bouger et émet des sons de satisfaction. Certains diront que ce peu de communication est frustrant, moi je dis que c’est déjà beaucoup quand on sait d’où il vient.

Mon fils a effectivement fait beaucoup de progrès. Quand il était en réanimation juste après l’accident, il a fait  de violentes crises neuro-végétatives. Un médecin m’a dit alors sans grand ménagement qu’il sera toujours dans cet état. La réalité a été tout autre.
Franck a été accueilli dans un centre spécialisé pour grands handicapés à Bethel en juin 2002. Toute une équipe très professionnelle et attentive s’est occupée de lui. En 2003, Franck a pu regagner la maison dans laquelle nous avons fait quelques aménagements. Je peux vous dire que mon fils a alors changé du tout au tout.  Il a fait des progrès gigantesques.  Maintenant, mon fils est capable de lever un bras ou tirer la langue quand je lui demande. Chaque petit geste est pour moi merveilleux.

Je vous assure que l’environnement joue énormément pour ces personnes. Se sentir en sécurité, savoir qu’il y a quelqu’un dans la pièce d’à côté sont des conditions qui leur permettent d’aller de l’avant. Si on les laissait dans une chambre seules, elles ne pourraient pas évoluer. Je pense souvent à Vincent Lambert et aux personnes en état pauci-relationnel que l’on abandonne dans un coin.

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Si l’on ne fait rien, Vincent Lambert va dépérir. Il faut d’urgence le sortir de son hôpital et le placer dans un centre spécialisé. Il y a souvent dans ces affaires des questions financières. Cela me révolte que l’on mette sur la balance le coût des soins et la vie même d’un être humain. Personne n’a le droit de décider de la mort d’un autre. Même pas la justice. Les juges ne savent pas de quoi ils parlent. Je souhaite de tout cœur que l’on écoute la voix de Viviane Lambert, une mère qui a porté son fils et qui veut le récupérer chez elle.

Josy Stenger, mère de Franck, en état pauci-relationnel.

Euthanasie : les patients servent de terrain de lutte aux idéologues

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Le Figaro

INTERVIEW – L’ex-kinésithérapeute de Vincent Humbert, tétraplégique, que sa mère a aidé à mourir, a rejoint le comité de soutien à Vincent Lambert, jeune accidenté de la route. «La vie ou la mort est un questionnement au cas par cas», estime-t-il.

Lire la suite sur le Figaro.fr

 

 

Interview du Professeur Xavier Ducrocq

Radio Notre Dame

Interview par Radio Notre Dame du Professeur Xavier Ducrocq, Conseil médical des parents de Vincent Lambert, professeur de neurologie et d’éthique au CHU de Nancy  : cliquez ici.

Télécharger le podcast

Vers l’euthanasie ?

Pourquoi Vincent ne peut être euthanasié !

Par le Dr Bernard Jeanblanc, médecin chef d’une Unité pour polyhandicapés et d’une Unité pour des patients en état pauci-relationnel (Strasbourg)

J’écris ces quelques lignes devant la dernière photo de Vincent en ma présence en décembre dernier et la première question qui me vient à l’esprit est la suivante :

Qui aura l’audace, je ne parle pas de courage, de mettre en application la décision du cynique Dr Kariger, laissant à d’autres le soin d’exécuter sa sentence ?

Comment va s’y prendre ce médecin pour annoncer à Vincent que l’on va arrêter son alimentation et son hydratation ? Ne perdons pas de vue que l’on parle à Vincent, qu’on l’informe de tous les gestes que nécessitent ses soins quotidiens, que les soignants restent toujours très attentifs à ces réactions, qu’ils savent reconnaitre ses moments de satisfaction ou de désagrément. Chacun continue à se comporter avec lui comme s’il comprenait tout (soignants ou proches).

Ce médecin sera-t-il animé au dernier moment d’un doute sur la soi-disant volonté de Vincent d’en finir avec la vie, ou figé dans sa certitude comme le fut l’équipe du Dr Oportus ?

Sera-t-il sensible au regard de Vincent dont l’expression ne peut que nous interroger ? Je garde en mémoire ce regard qu’il m’a lancé lors de ma dernière visite lorsque je me suis présenté à lui, regard étonné et interrogatif.

Trouvera-t-il les mots pour éviter la violence de l’annonce de sa mort programmée ? Non car il n’y en a pas ! mais je peux déjà entendre ce qu’il lui dira : « Ne vous inquiétez surtout pas, nous allons vous endormir profondément, vous ne souffrirez pas, vous ne vous rendrez compte de rien. » Sans perdre de temps (un peu d’humanité je vous prie !) une perfusion intraveineuse est mise en place et l’endormissement est entrepris par une première injection d’Hypnovel, suivi de l’entretien de ce sommeil profond à l’aide d’une perfusion continue à débit variable de ce produit. Pour rester très professionnel on associera des morphiniques.

Il n’est pas vain de rappeler que la première tentative d’arrêt de l’alimentation de Vincent ne s’était accompagné d’aucune sédation et que les 31 jours de privation de nourriture ont été loin du « long fleuve tranquille », comme en témoignent les observations consignées dans le dossier de soins. Mais le Dr Kariger reconnait les erreurs de son équipe et jure que cela ne se renouvèlera pas !

Cette sédation terminale prolongée ne saurait être euthanasique, le décès ne devant être que la conséquence de l’arrêt du traitement (alimentation et hydratation), à savoir la déshydratation . Ainsi on s’acheminerait vers une lente agonie. Ne perdons pas de vue que Vincent est en bonne santé, qu’il n’est (faut-il encore le répéter) pas atteint d’une maladie incurable et qu’il a déjà pu lutter contre la mort pendant 31 jours avec un demi litre d’eau par jour !
Cette agonie pourrait se prolonger au moins pendant deux semaines (Hervé Pierra est décédé dans des conditions atroces au 12ème jour de l’arrêt de son hydratation).

Peut-on imaginer un seul instant ce que pourrait vivre bien sûr les proches mais aussi les soignants devant poursuivre les soins de base requis faisant chaque jour une toilette s’apparentant à une toilette mortuaire ?

Gardons à l’esprit que proches et soignants ne seraient pas dans un processus d’accompagnement d’une personne en fin de vie imminente, atteint d’une maladie incurable avec une souffrance réfractaire ; mais des témoins impuissants d’un processus de « faire mourir » une personne pour laquelle on a cru comprendre qu’elle exprimait un désir de mourir, et qu’elle n’aurait pas souhaité être maintenu dans cet état (comme tout un chacun à qui on poserait cette question).

Alors un peu d’humanité, comme le suggère Didier Sicard, « poussons la seringue » pour abréger cette agonie insupportable. Mais bien sûr ne parlons pas d’euthanasie !

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